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dimanche, février 11, 2007

Dalila Amali, une femme de gauche dégoûtée par le PS

Pierre-Yves Lambert
Suffrage Universel 11/02/2007


En 1994, Dalila Amali et son mari le journaliste Lakhdar Ferrat (1) arrivent en Belgique comme demandeurs d'asile, invoquant des menaces à leur encontre. Mme Amali était menacée par des intégristes car, enseignante, elle refusait de porter le foulard: "Des journaux nationaux rapportaient que des enseignantes avaient été battues à mort par des intégristes dans certains lycées et collèges à Blida. La pression se faisait sentir de jour en jour. Ma fille, en 1994, revenait tous les après-midis en pleurant en me suppliant de mettre le foulard car sa maîtresse lui disait: 'si ta mère refuse de porter la foulerd, elle sera tuée'. Ma fille n'était plus allée à l'école depuis janvier 1994 jusqu'au jour où nous avons dû fuir Blida pour s'installer dans un hôtel à Alger. Quelques mois après, nous avions débarqué en Belgique, qui n'était pas notre destination de départ. ". Rapidement, tous deux obtiennent le statut de réfugiés, et Madame Amali acquiert la nationalité belge en 1998.

Née en 1961 à Blida, Dalila Amali avait enseigné l'histoire et la géographie dans le secondaire inférieur de 1985 à 1994, c'est donc tout naturellement qu'elle suit la scolarité de ses enfants, participe à la vie de leur école et, dès 1995 devient animatrice dans les écoles de la Ville de Bruxelles dans le cadre du projet d’Aide à la réussite, sans pour autant obtenir une rémunération en rapport avec son diplôme algérien, pourtant équivalant à un régendat belge mais jamais reconnu pour des raisons d'ordre administrativo-politique (l'obligation de retourner en Algérie pour la légalisation alors que cela comportait des risques pour elle). En 1999, elle enseigne l'arabe au Centre culturel arabe de Saint-Josse et devient parallèlement membre du Conseil des Bruxellois d’origine étrangère.

Engagée comme secrétaire de cabinet par l’échevin de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles, le socialiste Jean-Baptiste De Cree, c'est tout naturellement que le PS la sollicite pour figurer sur sa liste pour les élections communales d'octobre 2000.

A la suite d'une campagne électorale active, elle est élue à la douzième place sur treize avec 654 voix alors qu'elle ne figurait qu'en trente-deuxième position. Il faut souligner ici que sur 8 candidats d'origine maghrébine, 7 furent élus, dont 3 femmes (2 d'origine algérienne, 1 d'origine marocaine) et 4 hommes (3 d'origine marocaine, 1 d'origine tunisienne).

Son patron l'informe qu'elle ne pourra pas conserver son emploi communal, incompatible avec un mandat politique dans la même commune, elle choisi le mandat "pour ne pas décevoir tous les gens qui ont voté pour moi, envers lesquels j'estimais avoir des responsabilités" et démissionne de son poste de secrétaire de cabinet. "Après coup, j'ai réalisé que ce n'était pas ce qu'on aurait attendu de moi, on m'a fait comprendre que le Président Di Rupo aurait bien voulu voir siéger un avocat d'origine espagnole, Olivier Puebla Prado, bien placé sur la liste mais non élu et qui, si j'avais démissionné, aurait été appelé à siéger".

Dalila Amali n'intègre pas très bien les règles internes imposées par le parti à ses conseillers, et elle n'hésite pas à intervenir à diverses reprises au conseil communal pour poser des questions, mais réalise que celles-ci sont quasiment toujours écartées de l'ordre du jour. Elle s'en ouvre à son ancien patron, toujours échevin, qui lui propose de lire ses projets d'interventions avant qu'elle les introduise, afin de vérifier si elles ne risquent pas de mettre le collège dans l'embarras.

Habitante d'un logement social de la société coopérative (scrl) LO.RE.BRU. dans le quartier de Neder-Over-Hembeek, Mme Amali est par ailleurs élue déléguée de son immeuble et, à ce titre, joue un rôle actif dans le Comité de fêtes qui organise une fête annuelle de quartier.

Ainsi, le 9 juin 2002, la fête est un succès grâce à la participation bénévole de nombreux habitants, dont une grande partie sont d'origine maghrébine. Dès lors, quelle n'est pas la surprise du Comité de fêtes de voir affichée dans les halls d'entrée des immeubles du quartier, en août, une feuille recto verso en couleurs éditée par le président de LO.RE.BRU, le conseiller communal socialiste et président du PS de Bruxelles-Ville Christian Van Der Linden. Surprise parce que, même si les noms des bénévoles ont bien été mentionnés, on n'aperçoit sur les photos que des têtes de "Belgo-Belges".

La réaction des locataires, dont beaucoup n'ont découvert ce "journal" qu'à leur retour de vacances en septembre, est marquée du sceau de la déception et de la colère, "les mois de septembre et octobre, le quartier était en effervescence, les parents voulant réagir par rapport au journal et les jeunes par rapport à la maison de jeunes et ne juraient que par le feu" (extrait d'un courrier de D. Amali à Philippe Moureaux le 22/12/2004, voir scan au bas de l'article).

Le Comité de fêtes décide, après avoir réclamé et attendu en vain une rencontre avec les responsables de LO.RE.BRU., d'écrire une lettre de protestation, qui est envoyée le 27 novembre 2002 à LO.RE.BRU., au bourgmestre (PS), au ministre du Logement (PS), à l'échevin de l'égalité des chances (Agalev) et aux responsables du PS. Enfin reçus, ou plutôt "convoqués", par LO.RE.BRU., les membres du Comité se font taper sur les doigts par le Président Van Der Linden, qui refuse, à une exception près, de donner la parole à sa "camarade" Amali, qui découvre à cette occasion qu'une deuxième feuille, en noir et blanc, est produite par le président alors qu'elle n'a jamais été affichée, seul le recto-verso en couleurs l'ayant été. Bien évidemment, le feuillet supplémentaire inclut des photos jusque-là non publiées et a pour but de délégitimer les accusations du comité.

En février 2003, le conseil d'administration de LO.RE.BRU. envoie une lettre à Dalila Amali la menaçant d'un dépôt de plainte si elle ne se rétracte pas vis-à-vis des accusations mentionnées dans la lettre du comité. Elle refuse, et se voit convoquée par la police en juin, elle dépose alors elle-même plainte contre LO.RE.BRU.

Malgré plusieurs tentatives de compromis amiable par avocats interposés, y compris via le bourgmestre PS Freddy Thielemans et le chef du groupe PS au conseil, Mahfoudh Romdhani, Christian Van Der Linden maintient la plainte, soutenu par son bureau exécutif et son conseil d'administration, pourtant composés d'élus de divers partis et origines.

Le 25 février 2005, Dalila Amali est condamnée pour diffamation en première instance, elle interjette aussitôt appel et, quelques mois plus tard, obtient un premier témoignage (scan au bas de l'article) en sa faveur d'un membre du bureau exécutif de LO.RE.BRU., Mohamed Saïdi M'rabet (passé en juin d'Ecolo, majorité, au FDF, opposition), dans lequel celui-ci se dit notamment "aussi étonné de constater que cette feuille a été ajoutée au journal, alors que l'original que j'avais reçu de LO.RE.BRU. ne contenait qu'une double page recto-verso avec des photos en couleurs", et constate qu'il n'a pas été mis au courant de l'entièreté du dossier par le président et la direction de la société.

Deux mois plus tard, c'est au tour du président du FDF de Bruxelles-Ville, le conseiller communal Alain Nimegeers, membre du conseil d'administration de LO.RE.BRU. depuis 11 ans, de constater (scan au bas de l'article) qu'"à la relecture du document les affirmations de Mme Amali sont fondées quant aux personnes représentées ou non-représentées sur les photos": "il est vrai que par probablement inattention je ne me suis pas rendu compte qu'il manquait dans la forme couleur du document un troisième feuillet".

Lors de la séance du 6 février 2006 du conseil communal de Bruxelles-Ville, une communication est annoncée par le bourgmestre: "Mme Dalila AMALI, Conseillère communale, annonce qu'elle a démissionné du parti P.S.- A partir de ce jour, elle rejoint le groupe MR.". Complètement dégoûtée de l'attitude de ses "camarades" socialistes malgré ses convictions politiques ancrées à gauche, elle a en effet fini par décider de les quitter pour la formation amarante, qui présente un profil de centre-gauche. Un événement qui sera rapporté dans un article plein de contre-vérités par le journaliste du Soir Fabrice Voogt qui n'hésite pas à écrire qu'elle aurait été "condamnée sur base de la Loi Moureaux sur le racisme, pour avoir traité publiquement de « raciste » le président de Lorebru (Logement régional bruxellois), Christian Van der Linden, socialiste lui aussi". Malgré deux mails envoyés par Mme Amali à Voogt, celui-ci a refusé de publier le moindre correctif. Bien plus, il prétend maintenant n'avoir jamais reçu de mail ni de coup de téléphone à ce sujet, et ne se souvient plus de la source de ses informations. Pas de chance, les mails ont été conservés...

Deux semaines plus tard, c'est au tour du conseiller communal PRL Claude Michel de se fendre d'une missive de soutien à Dalila Amali: "le document-reportage qui m'a été adressé en date du 29 août 2002 par le Comité "Fête du 9 juin" sous le titre "Le Coin des Cerises - 9 juin 2002 : la fête du quartier Versailles en images" était bien constitué d'un seul feuillet A4 en quadrichromie, imprimé recto-verso, et présentant, outre divers textes, un ensemble de 6 photos sur la face avant, et de 9 photos au verso". Exit donc le troisième A4 en noir et blanc, qui avait servi de pièce à conviction essentielle lors du procès en première instance.

Candidate en octobre 2006 sur la liste Renouveau Bruxellois, composée de membres du Mouvement Réformateur et du Mouvement Socialiste (dont... son ancien patron désormais ex-PS, Jean-Baptiste De Cree), Dalila Amali n'est pas réélue, n'obtenant cette fois que 200 voix et une place de 19ème suppléante, au terme d'une campagne électorale où elle a vécu sur le terrain les effets de la campagne anti-algérienne menée par certains candidats PS d'origine marocaine dont Mohammed Boukantar:

"J'allais voir des femmes dans des associations avec un jeune d'origine marocaine qui m'aidait pour la campagne, et après il m'a confié qu'il s'était fait reprocher d'"avoir invité chez nous cette Algérienne". Je n'avais jamais ressenti une telle ambiance raciste en raison de mon origine lors de la campagne précédente, ni même dans la vie quotidienne, je n'en revenais pas et j'ai seulement compris ce qui se passait quand des amis d'origine marocaine, honteux et révoltés de l'attitude de certains de leurs compatriotes, m'ont montré des sms appellant à ne pas voter pour les candidats "algériens" afin de défendre la "cause nationale du Sahara". Plusieurs d'entre nous ont particulièrement été visées par cette campagne, moi-même à Bruxelles et Ghezala Cherifi à Saint-Gilles notamment. Alors que nous avons toutes deux été très actives, en tant que citoyennes et en tant que Maghrébines, dans des actions bénévoles en faveur des Marocains, notamment début 2004 avec la CoCaBe (Coordination des Organisations Arabes de soutien à la Palestine) dans la collecte de vivres et de vêtements en favur des victimes du tremblement de terre à Al-Hoceïma."

Aujourd'hui, Dalila Amali est amère, mais elle envisage désormais avec espoir l'audience de la 15ème chambre de la Cour d'Appel mardi 13 février 2007 à 14h dans l'affaire qui l'oppose à LO.RE.BRU. Une audience qui, elle en est sûre, permettra à la vérité d'éclater. Et, même si elle n'ose pas évoquer cette éventualité, qui pourrait bien entraîner des poursuites pour faux et usage de faux à l'encontre de Christian Van Der Linden, toujours président de la section PS de Bruxelles...

(1) Le couple Amali-Ferhat a entretemps divorcé.

Courrier de Dalila Amali à Christian Van Der Linden (10/12/2004) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier de Dalila Amali à Philippe Moureaux (22/12/2004) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier de Mohamed Saïdi M'rabet (25/11/2005) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier d'Alain Nimegeers (18/01/2006) - cliquer sur l'image pour l'agrandir



Courrier de Claude Michel (21/02/2006) - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Souad Razzouk: "Je préfère être à la droite d'un parti de gauche qu'à la gauche d'un parti de droite"

à lire aussi:
http://users.skynet.be/suffrage-universel/be/razzouk.htm
http://allochtone.blogspot.com/2006/05/razzouk-lislamiste-du-fdf.html
http://tractotheque.blogspot.com/2006/08/bruxelles-ville-liste-renouveau_27.html

http://photos1.blogger.com/blogger/1412/3323/1600/razzouk06tract01s.4.jpg

http://www.razzouk.be/accueil.htm




Publié le Jeudi 13 octobre 2005 dans Le Soir, page 21, édition Bruxelles
BRUXELLES
Razzouk reste au MR
Souad Razzouk ne sera pas sur les listes du CDH aux prochaines élections communales. La députée régionale FDF confirme qu'elle figurera bien sur la liste MR emmenée par Marion Lemesre à la Ville de Bruxelles. Je n'ai jamais été approchée par Joëlle Milquet (NDLR : présidente du CDH et tête de liste à Bruxelles), précise la parlementaire bruxelloise. J'ai de bons contacts avec Bertin Mampaka mais je reste fidèle aux idées de mon parti. Dans un communiqué, Bertin Mampaka a quant à lui tenu à réagir aux déclarations du FDF qui évoque une tentative de débauchage à laquelle il se serait livré. L'échevin bruxellois souligne qu'il n'a jamais eu un tel dessein. Les rumeurs ont encore un an devant elles. (F.V.)


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=330369

LA JOURNÉE

Mis en ligne le 06/02/2007

Souad Razzouk indépendante

La députée FDF Souad Razzouk a décidé de siéger comme indépendante pour "des raisons idéologiques" . "Je n'ai pas retrouvé dans les Réformateurs sociaux ce qu'ils avaient annoncé au niveau social", déclare-t-elle. "Le président du FDF Olivier Maingain n'a pas inventé l'eau chaude avec le libéralisme social" , poursuit-elle. Et de noter, "avant de s'appeler "Réformateurs", il faudrait d'abord faire une réforme de l'intérieur". La députée enverra aujourd'hui sa lettre au président du Parlement bruxellois ainsi qu'au président de la Cocof. "Je reste première suppléante à Bruxelles-Ville. Mais, il y aura un effet boule de neige car beaucoup de conseillers communaux, issus de l'immigration pour la plupart, vont aussi quitter le MR", prévient-elle.


http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=682185

Date: 06/02/2007
Section: INFORMATIONS GENERALES
Sous Section: BELGIQUE

Souad Razzouk quitte le FDF

La députée siégera en tant qu'indépendante au parlement bruxellois

BRUXELLES Cela fait un bail que Souad Razzouk mûrit sa décision. Un an et demi à peu près. Assistante sociale de formation, la députée bruxelloise l'a prise officiellement hier par le biais d'un courrier adressé aux présidents du parlement bruxellois Eric Tomas (PS) et du parlement francophone bruxellois Christos Doulkeridis (Ecolo).

Lancée dans le bain politique via le maïeur FDF d'Auderghem Didier Gosuin voici quelques années, Souad Razzouk a décidé de quitter le FDF. Et le MR par la même occasion. Elle siégera en tant qu'indépendante au parlement bruxellois. Sans vouloir faire de cette décision une affaire de personnes, Souad Razzouk affirme ne plus se retrouver avec l'idéologie menée par son président Olivier Maingain.

"En dehors du fait qu'il ait un comportement dictatorial au sein de son parti, je trouve que ce parti n'a plus aucune idéologie. Cela fait deux ans que le bureau politique du FDF - chaque lundi - n'est consacré qu'à la commune de Woluwe-Saint-Lambert et aux communes périphériques. D'accord, c'est important. Mais largement insuffisant pour un parti qui se prétend être le principal réformateur social du pays", affirme Souad Razzouk.

Boycottée par le FDF lors des dernières communales

Souad Razzouk ne compte pas rempiler dans un autre parti démocratique, "pour l'instant". Elle reste évidemment ouverte aux éventuelles propositions mais souhaite d'abord prendre un peu de recul.

Si aucun élément déclencheur fort n'a motivé la décision de Souad Razzouk, l'épisode des dernières élections communales témoigne de la toute relative affection que le FDF portait à l'encontre de l'une de ses candidates. "J'ai clairement été exclue de cette campagne. Chaque candidat a reçu 3.000 tracts du FDF, moi rien. Je n'étais même pas sur les photos. Leur argument ? Tu n'étais pas là quand on a fait les photos...", se souvient celle qui affirme ne pas être une vraie politicienne.

Mathieu Ladevèze


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330502

Politique

"Je suis soulagée", dit Souad Razzouk
Stéphanie Bocart

Mis en ligne le 07/02/2007
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La députée MR-FDF Souad Razzouk a décidé de siéger comme indépendante.
En cause ? Elle ne se retrouve plus dans l'idéologie du parti.
Youssef Archich, conseiller communal libéral à Bruxelles-Ville, lance, lui, un appel fort au MR.

Je suis soulagée", s'exprime la jeune députée d'origine marocaine Souad Razzouk, également première suppléante à la Ville de Bruxelles. "J'ai envoyé ma lettre lundi au président du Parlement bruxellois Eric Tomas ainsi qu'au président du Parlement francophone bruxellois Christos Doulkeridis. Et ce matin (mardi), je ne regrette rien", ajoute-t-elle.

Mme Razzouk a en effet décidé de quitter le Front démocratique des francophones (FDF) pour siéger comme indépendante (LLB 6/2). A l'origine de cette décision ? "Je ne me retrouve plus dans l'idéologie du MR-FDF", explique-t-elle.

"Deux tendances au FDF"

Assistante sociale de formation, Souad Razzouk se décrit comme "un agent de changement", et "je me suis lancée en politique car, pour moi, la politique est un vecteur de changement".

En 2002, la jeune femme devient attachée au cabinet du ministre Didier Gosuin (MR-FDF). "J'ai connu le FDF grâce à Didier Gosuin. Mais, dès le début, je me suis posé des questions", raconte-t-elle. "Je pense par exemple que plaider la suppression du bilinguisme est un leurre. Moi, je suis pour l'immersion linguistique ", soutient-elle. "Bien sûr, Didier Gosuin encourage aussi l'immersion linguistique mais c'est un ténor. Il peut faire ce qu'il veut dans sa commune".

Selon Souad Razzouk, il y a deux tendances au sein du FDF : "il y a le libéralisme social, incarné par Didier Gosuin, et il y a le FDF pur et dur de son président Olivier Maingain. Et je me situe plus dans le "Gosuinisme"". "Il faut un débat pour avancer. Les citoyens demandent que l'on s'occupe du logement, de la mobilité, etc. Il est temps que le FDF s'intéresse à d'autres problématiques que le linguistique et l'institutionnel. Il doit s'intéresser aux Bruxellois et pas uniquement aux habitants de la périphérie", lance-t-elle.

La députée se dit aussi choquée par certains propos de son président : "prenons l'exemple de Jean-Pierre Cornelissen, à Koekelberg. Il a été exclu du FDF parce qu'il y avait un VLD sur sa liste. Une telle attitude de M. Maingain me choque. Il y a aussi des conflits dans d'autres partis mais il y a de la solidarité. Or, au FDF, on manque de solidarité".

Néanmoins, Mme Razzouk précise bien qu'elle "quitte le FDF par idéologie et non à cause d'une personne". "M. Maingain clame que nous sommes des Réformateurs sociaux mais ce discours ne tient qu'au congrès. Or, j'ai toujours gardé la même ligne de conduite dans la politique que je me suis forgée", explique-t-elle.

Enfin, si Souad Razzouk souhaite pour l'instant prendre du recul, elle reconnaît qu'"il n'est pas exclu que je siégerai plus tard dans un autre parti" . Parti qui pourrait être le CDH. Mme Razzouk ayant déjà été approchée, quelques mois avant les élections communales 2006, par Bertin Mampaka, alors échevin CDH de la Propreté publique à la Ville de Bruxelles.

"Exister dans le parti"

"Souad Razzouk n'avait pas d'autre choix. Sinon, elle est morte politiquement" , commente Youssef Archich, conseiller communal libéral à Bruxelles-Ville. "Si le MR l'avait davantage soutenue pendant la campagne et lui avait donner une plus grande visibilité, elle aurait récolté plus de voix, notamment auprès de la communauté maghrébine", complète-t-il.

Pour lui, les candidats d'origine immigrée ne doivent pas uniquement exister dans le parti en période d'élections : "les candidats d'origine immigrée doivent exister dans le parti et jouir d'une plus grande visibilité dans le bureau du parti, les antennes sociales, etc." "Je dois rencontrer cette semaine des membres du cabinet de Didier Reynders pour en discuter. J'ai encore une petite marge d'espoir mais si mon appel n'est pas entendu, je suis prêt à quitter le parti", assure M. Archich.

Et de conclure, "Lorsque Louis Michel était président du MR, il avait montré une volonté d'ouverture à la population immigrée. J'attends son retour".

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330780

Brèves
Mis en ligne le 08/02/2007

Dans l'article "Je me sens soulagée, dit Souad Razzouk" (LLB 7/2), une erreur s'est malencontreusement glissée. M. Youssef Archich n'est pas, comme cité dans l'article conseiller communal à la Ville de Bruxelles, mais est bien conseiller suppléant. Avec nos plus sincères excuses.


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=330591

LA JOURNÉE

Mis en ligne le 07/02/2007
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Olivier Maingain quelque peu surpris

le président du FDF Olivier Maingain a déclaré n'avoir perçu aucun indice pouvant laisser présager que la jeune députée Souad Razzouk quitterait le parti. La jeune femme a en effet décidé de siéger comme indépendante (LLB 6/02), car "je ne me retrouve plus dans l'idéologie du parti". Olivier Maingain, attribue, pour sa part, cette décision à du dépit. "Mme Razzouk était placée 5 e sur la liste du Renouveau bruxellois à Bruxelles-Ville. Elle n'a pas récolté les voix qu'elle escomptait (NdlR : Mme Razzouk est première suppléante)". Pour Didier Gosuin, il revient au président du FDF de tenir une réunion franche avec Mme Razzouk afin de définir des perpectives claires de l'avenir de Souad Razzouk au sein du FDF.



http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330501


"Les ponts ne sont pas rompus"
St. Bo.

Mis en ligne le 07/02/2007
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Le président du FDF Olivier Maingain s'étonne quelque peu de la décision de Souad Razzouk. Il y voit une décision par dépit.

Aucun indice ne m'a laissé entendre que Souad Razzouk prendrait une telle décision", déclare Olivier Maingain, président du FDF. "Selon moi, elle a pris cette décision par dépit en raison des résultats des élections à Bruxelles-Ville (NdlR : Mme Razzouk est première suppléante)", poursuit-il. Et de commenter, "Mme Razzouk était bien placée sur la liste du renouveau bruxellois. Elle était cinquième. Or, malgré un soutien actif du parti pendant la campagne, elle n'a pas obtenu le résultat qu'elle escomptait. Sans doute est-ce dû à un manque d'engagement personnel".

Alors que la jeune députée reproche au FDF d'"oublier" certaines problématiques, M. Maingain affirme, pour sa part, que "le FDF brasse des sujets très larges qui vont au-delà de l'institutionnel et du communautaire" . "Je ne sais pas s'il s'agit d'un état d'âme passager ou d'une décision définitive. En tous les cas, les ponts ne sont pas rompus avec Souad Razzouk", ajoute-t-il.

Quand à Didier Gosuin, il voit davantage la décision de Mme Razzouk comme liée à un problème interpersonnel. "Il est incontestable qu'il y a avait de l'eau dans le gaz entre Mme Razzouk et M. Maingain. Le problème réside dans une incompatibilité de perceptions, des affronts personnels, et puis le sentiment qu'a eu Mme Razzouk d'être "lâchée" par son président à Bruxelles-Ville alors qu'il avait des contacts", explique M. Gosuin.

Par ailleurs, pour le bourgmestre d'Auderghem, il revient à présent au président du parti de tenir une réunion franche entre les deux protagonistes et de dresser les perspectives claires d'avenir de Souad Razzouk au sein du parti. "Car malgré l'amitié qui me lie à Souad Razzouk, ce n'est pas à moi de "recoller les morceaux"", précise-t-il.

Enfin, au vu de cette dernière actualité, il serait peut-être utile que le FDF s'interroge sur sa manière de travailler avec les jeunes députées car Souad Razzouk n'est pas la première à "claquer la porte" du FDF. En effet, Danielle Caron et Amina Derbaki Sbaï ont toutes deux quitté le FDF pour rejoindre respectivement les rangs du CDH et du PS.


http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2007/02/07/article_politique_olivier_maingain.shtml

Politique Olivier Maingain laisse la porte du FDF ouverte

Razzouk : marre de l'amarante

DUBOIS,FRANCIS

Le Soir mercredi 07 février 2007, 02:49

J eune, jolie, enthousiaste. Souad Razzouk a connu une ascension fulgurante en politique : après avoir récolté 3.522 voix aux législatives de 2003, elle est élue députée régionale en 2004 avec le score plus qu'honorable de 2.478 suffrages sous la bannière du FDF.

Pour les élections communales d'octobre 2006, elle quitte Molenbeek, où elle a exercé la profession d'assistante sociale, pour venir ferrailler à la Ville de Bruxelles, à une bonne 5 e place sur la liste emmenée par Marion Lemesre. Au terme d'une campagne erratique, elle échoue avec 377 voix seulement.


Aujourd'hui, la députée entame un nouveau virage : elle quitte le FDF pour siéger en indépendante. « C'est une décision longuement mûrie, assure-t-elle. Je ne me reconnais plus dans le FDF, qui ne porte aucun débat sociétal hormis les questions institutionnelles liées à la périphérie et à... Woluwe-Saint-Lambert ».

Le président Olivier Maingain apparaît clairement dans le collimateur. « J'ai travaillé avec Didier Gosuin. J'espérais qu'il s'empare de la présidence du parti pour remettre l'accent sur le social, mais il a été obligé de retirer sa candidature »...

« Mal-être personnel »

L'accueil qui lui fut réservé par la section bruxelloise du FDF emmenée par Alain Nimegeers n'est certes pas étranger à la rupture. On se souviendra notamment de ce tract distribué avant les communales, où la photo de la candidate Razzouk n'apparaissait pas sur les prospectus...

« On m'a complètement exclue de la campagne. J'ai été lésée. Mais, tempère la députée rebelle, on ne part pas pour des conflits de personnes ».

Aujourd'hui, Souad Razzouk reprend donc son indépendance. Avant de se tourner vers une autre formation ? « J'aime beaucoup le côté humaniste du CDH, mais il est devenu le CDR, avec un R comme religieux : ils n'ont pas mis l'Eglise de côté, ils ont juste rajouté la mosquée ».

Et vlan ! Le PS, alors ? La question n'est pas à l'ordre du jour, mais « je préfère être à la droite d'un parti de gauche qu'à la gauche d'un parti de droite ».

Le président du FDF Olivier Maingain, lui, met cette défection sur le compte d'un « petit dépit, un mal-être personnel » lié à l'échec électoral à Bruxelles-Ville. « La porte reste ouverte », rassure-t-il. Sur les critiques relatives au domaine social, il répond que « nous préparons le deuxième congrès des réformateurs sociaux pour avril. Rien n'a changé dans notre discours, ni dans notre programme ».


http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2007/02/14/article_politique_mon_combat_le.shtml

Le Soir, 14/02/2007, page 8: Souad Razzouk passe du FDF au PS

Politique « Mon combat ? Le social »

Souad Razzouk passe du FDF au PS

« J'ai adressé lundi un courrier au président du parlement Eric Tomas pour l'informer de mon adhésion au groupe PS. » Une semaine à peine après avoir claqué la porte du FDF, la députée régionale Souad Razzouk, qui s'était d'abord déterminée à siéger comme indépendante, a trouvé un nouveau refuge pour redonner de l'élan à son engagement politique. « J'avais vraiment envie de réintégrer un groupe. Seule, mon action aurait été limitée. »

Cette conversion soudaine, l'élue bruxelloise la justifie par son intérêt pour les problèmes sociaux, dont elle considère que le Mouvement réformateur fait trop peu de cas. « Je suis assistante sociale de formation. Cela fait un an et demi que je réfléchissais. Depuis que je siège au parlement, il m'est arrivé plusieurs fois de m'abstenir par rapport aux choix du MR. Dès que j'ai appris que Philippe Moureaux était prêt à m'accueillir, je n'ai pas hésité. Je me suis rendu compte que je suis une socialiste qui s'ignore. »

Dès vendredi, Souad Razzouk ira donc s'installer sur les bancs du groupe socialiste lors de la séance plénière du parlement bruxellois. Les manifestations de soutien qu'elle dit avoir reçues de militants du MR n'ont pu infléchir sa décision : « Au MR, ils ne parviennent pas à comprendre que je suis partie pour des raisons idéologiques. »

Après le passage de Danielle Caron du FDF au CDH et celui, en sens opposé, de Carine Vyghen du PS au MR, le jeu de chaises musicales se poursuit sur l'échiquier bruxellois...

FRANCIS DUBOIS

lundi, décembre 04, 2006

L'installation des nouveaux conseil et collège à Molenbeek

Contrairement à ce qui s'était passé vendredi à Saint-Josse, où le collège sortant au complet avait d'abord occupé ses places habituelles avant de rejoindre les bancs des conseillers, seul le bourgmestre sortant reconduit, Philippe Moureaux (LB-PS), siégeait en début de séance sur l'estrade réservée aux conseillers, avec à ses côtés le secrétaire communal.

Autant l'atmosphère tennoodoise était bon enfant, autant celle de Molenbeek était solennelle à l'excès, se déroulant déjà aux antipodes du coeur historique et populaire de la commune, dans une salle qui servait naguère d'écuries au château du Karreveld, au milieu d'un sombre parc, sans aucun accès direct en transport en commun depuis le "Vieux Molenbeek".

Le châtelain Moureaux a par ailleurs réussi à chasser de la salle le correspondant de Suffrage Universel, pourtant lui-même molenbeekois, sans que le motif en ait été légitime.

Je venais de prendre une photo de Talbia Belhouari et d'Houria Ouberri en train de faire passer à l'assesseur leurs bulletins de vote pliés pour l'élection d'un échevin quand Mme Ouberri s'est exclamée d'une voix aiguë "On n'a pas le droit de prendre des photos pendant le vote, vous avez pris une photo pendant que je remplissais mon bulletin", ce qui était totalement faux, je reproduis d'ailleurs les deux photos plus bas. *

J'ignore si Mme Ouberri parlait sérieusement ou si c'était une sorte de plaisanterie de mauvais goût. Je lui ai de toute façon montré sur l'appareil digital la photo et elle a dit à voix haute, "ça va, je vous fais confiance". Mais le Seigneur Moureaux (le "Stal du canal" comme le qualifient certains), s'étant probablement rendu compte de ma présence seulement à ce moment-là, a aussitôt annoncé au micro que j'étais prié de quitter immédiatement la salle (et pas seulement l'estrade), ce que j'ai fait, de toute façon j'avais enregistré suffisamment de clips et de photos, et je n'avais pas envie de me faire vider d'une manière violente par ses sbires présents, qui auraient probablement profité de l'occasion pour endommager "par inadvertance" la carte-mémoire ou l'appareil lui-même.

(11/12) Mme Ouberri m'a entretemps envoyé sa version des faits: "je m'étais adressée à vous sous forme de question et non d'affirmation, à savoir : "vous m'avez pris en photo pendant que je vote? Vous n'avez pas le droit si c'est ça! Vous m'aviez répondu non et c'était tout. A partir de là, je n'ai rien rajouté."

Les élus allochtones au conseil communal

Pour rappel, à Molenbeek, sur 41 sièges, 15 ont été remportés le 8 octobre 2006 par des candidats d'origine non-européenne, soit:
Liste du Bourgmestre (PS, SP.A, CDH, CD&V): 19 élus dont 10 d'origine marocaine (Mohamed Daïf, Talbia Belhouari, Jamal Ikazban, Khadija El Hajjaji, Badia El Belghiti, Jamel Azaoum, Mohammadi Chahid, Hourria Ouberri, l'indépendant Abdellah Achaoui, et le CDH Ahmed El Khannouss) et 1 d'origine congolaise (Sylvie Bomele, CDH)
MR (MR-VLD): 16 élus dont 4 d'origine marocaine (Mohammed Barkhane, Mariem Bouselmati, Hicham Chakir, Mohamed El Abboudi)

Toutefois, avant la mise en place du conseil communal, une élue Ecolo, ainsi que la première suppléante, ont envoyé des lettres de démission au bourgmestre, Ecolo compte donc aussi un élu d'origine marocaine, Mustapha Bentaleb, portant ainsi à 16 sur 41 le nombre de conseillers d'origine non-européenne.

Par ailleurs, pour la première fois un conseiller d'origine albanaise, Amet Gjanaj, siège également dans ce conseil.


Prestations de serment (par ordre alphabétique)

les vidéos sur googlevideo ont été déplacées sur https://www.youtube.com/user/pylambert/videos

Abdellah Achaoui (LB-indépendant, ex-Spirit, ex-PRL)

Jamal Azaoum (LB-PS)
Mohamed Barkhane (MR)
Talbia Belhouari (LB-PS)(vue cachée par Houria Ouberri, LB-PS)
Mustapha Bentaleb (Ecolo)



Sylvie Bomele (LB-CDH)
Mariem Bouselmati (MR, ex-échevine Ecolo)
Mohammadi Chahid (LB-PS)
Hicham Chakir (MR)
Mohamed Daïf (LB-PS, échevin sortant reconduit)
prestation de serment comme conseiller
prestation de serment comme échevin


Mohamed El Abboudi (MR)
Badia El Belghiti (LB-PS, ex-LB-CVP)
Khadija El Hajjaji (LB-PS)
Ahmed El Khannouss (LB-CDH, nouvel échevin)
Amet Gjanaj (LB-PS)
Jamal Ikazban (LB-PS, échevin sortant reconduit)
Houria Ouberri (LB-PS)




Et, en visiteurs, Mustapha Taher (conseiller communal réélu à Jette, PS, ex-Ecolo) et Azzedine Lizani (ex-conseiller communal indépendant de Molenbeek, ex-Ecolo); ils étaient tous deux déjà chauves avant de quitter Ecolo, il ne s'agit donc pas du résultat d'une vengeance de leur ancien parti qui aurait demandé à Poutine la recette utilisée contre Litvinenko...

samedi, décembre 02, 2006

L'installation des nouveaux conseil et collège à Saint-Josse

Vingt-cinq des vingt-sept conseillers communaux tennoodois ont été installés vendredi soir en présence d'un public d'origines aussi diverses que celles des élus. Les candidats échevins ont tous obtenu 20 voix sur 25, ce qui signifie qu'un(e) élu(e) de l'opposition a voté avec la majorité, excepté pour Mohammed Jabour, élu avec 19 voix contre 6.

Evidemment, certains ont sussuré pendant la réception qui suivait le conseil que, le vote étant secret, les 20 voix "pour" pouvaient contenir plus d'un vote de l'opposition et les 5 "contre" pouvaient également inclure l'un ou l'autre élu de la majorité. Le petit cirque politique de Saint-Josse ne semble pas décidé à sacrifier son traditionnel petit jeu des rumeurs.

Il faudra attendre une prochaine réunion pour que deux élus hésitants fassent enfin connaître leur décision. Dans les deux cas, il s'agit de fonctionnaires locaux quinquagénaires, Hava Ardiçlik (PS) et Abdellah Boughaba (CDH) qui doivent trouver d'urgence un autre emploi car l'actuel est incompatible avec un mandat politique dans la commune pour laquelle ils travaillent, directement ou non. Mme Ardiçlik est la remplaçante désignée par Emir Kir pour son poste qu'il ne peut légalement pas assumer étant donné qu'il est déjà secrétaire d'état régional.

A deux reprises, le bourgmestre Demannez (PS), sans doute pressé d'en finir, a appelé un candidat-échevin à venir s'installer derrière la table du collège avant même qu'il ait été procédé à son élection par le conseil.

Un petit incident de séance aussi quand le bourgmestre a tenté de refuser de donner la parole aux chefs de groupe de l'opposition, Zoé Genot (Ecolo) et Geoffroy Clerckx (MR). Mlle Genot a fait savoir que son groupe était également opposé au concept d'un "vieux chef blanc", cher à M. Demannez, et à celui de leaders communautaires dirigeant la commune.

On notera enfin que le nouveau conseil comprendra fianlement deux, et non trois, membres néerlandophones, Wim De Belder (Groen!) ayant finalement renoncé à son mandat au profit de la première suppléante, la conseillère sortante Zohra Azmani-Matar (Ecolo).

P.Y. Lambert


L'échevin Emir Kir (PS) annonce qu'il est "empêché" car il est déjà secrétaire d'état régional



La prestation de serment d'Eric Jassin (CDH)


Les prestations de serment des échevins Mohammed Jabour (PS) et Mohamed Azzouzi (PS), assis ensuite côte-à-côte.


La prestation de serment de l'échevine Nezahat Namli (PS)



La prestation de serment de l'échevin Ahmed Medhoune (PS)

lundi, novembre 27, 2006

Il est temps de virer Emir Kir du gouvernement régional !

Ce n'est plus à l'opposition démocratique de demander la démission du secrétaire d'état régional Emir Kir, dont les mensonges éhontés ont été mis à nu une fois de plus, c'est maintenant au ministre-président régional et aux présidents bruxellois et communautaire du PS, Philippe Moureaux et Elio Di Rupo, à renvoyer Kir à la politique communale, voire au poste d'éducateur de rue qu'il occupait avant de devenir échevin en janvier 2001.
Il y a suffisamment d'élus socialistes allochtones compétents pour le remplacer au gouvernement régional, car il est bien légitime que dans une région à la population aussi variée dans ses origines la moindre des choses est de compter au moins un membre allochtone au gouvernement.
Certes, il n'y a aucun candidat qui ait un profil acceptable parmi les élus socialistes d'origine turque, que ce soit au niveau régional ou communal.
Mais là n'est pas la question: il est temps de sortir de cette logique électoraliste ethnique et de privilégier à la fois l'adhésion aux valeurs socialistes, l'absence de double langage communautariste et la compétence, trois critères auxquels Emir Kir ne satisfait manifestement pas. Le bon profil serait quelqu'un qui a
  1. un engagement réel de longue date au sein du PS, et non un simple "encartement" motivé par la recherche d'un emploi
  2. un langage non ambigu vis-à-vis du pays de ses ancêtres, quel qu'il soit, et de ses corréligionnaires, quels qu'ils soient, c'est-à-dire notamment un même discours politique devant un public francophone et devant un public allophone
  3. une compétence avérée, par exemple dans l'exercice d'un mandat exécutif local, de la présidence d'une entreprise publique (logements sociaux, intercommunale, etc.), d'un poste de cadre dirigeant dans une administration publique, dans une entreprise publique ou privée
En cherchant un peu, il doit bien y avoir moyen d'en trouver un(e), j'ai déjà au moins deux noms en tête, mais il y en a certainement d'autres qui correspondent au profil: Jamal Ikazban (échevin à Molenbeek) et Mohamed Ghali (président du Foyer Ixellois).

De toute façon, il ne faut pas traîner, une décision doit être prise rapidement, c'est une question de crédibilité pour le gouvernement régional, dont un membre a désormais perdu toute légitimité morale et politique.

Pierre-Yves Lambert


voir aussi: http://suffrage-universel.blogspot.com/2006/11/alors-emir-tas-sign-ou-pas.html

Le Soir 27/11/2006 p.5

Charles Picqué, ministre-président de la Région bruxelloise, a invité son collègue de gouvernement Emir Kir à dire s'il a signé ou non une pétition remettant en cause le génocide arménien.

http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=662741

La Dernière Heure 25/11/2006

Emir Kir se terre dans le mutisme

Viviane Teitelbaum demande au secrétaire d'État des comptes quant à sa signature sur une pétition négationniste

BRUXELLES Hier, nous annoncions que la signature du secrétaire d'État en charge des Monuments et Sites et de la Propreté publique Emir Kir (PS) se trouvait en bas d'une pétition négationniste.

"Nous rejetons l'allégation injuste et irréaliste de génocide arménien. [...] Nous demandons la suppression immédiate de l'indication sur le monument au prétendu génocide arménien qui offense l'honneur du peuple turc et des Turcs vivant en Belgique." Tel en était l'en-tête...

Hier après-midi, la députée bruxelloise Viviane Teitelbaum (MR-LB) a posé, au Parlement bruxellois, une question d'actualité à Emir Kir à ce sujet. "Je voulais savoir s'il avait signé cette pétition, explique la parlementaire. Il m'a juste répondu qu'il ne répondait pas car c'était une pièce à ajouter à une affaire en justice en cours. Je regrette cette attitude. Se retrancher derrière une procédure judiciaire non liée à la question, c'est un peu facile. Cela montre une attitude dédaigneuse dans le chef du secrétaire d'État." Viviane Teitelbaum compte introduire une interpellation dès ce lundi.

Du côté des partenaires de la majorité, les réactions divergent. Si Yaron Pesztat, chef de groupe Ecolo, laisse le soin au parti socialiste de se prononcer sur cette affaire. Denis Grimberghs va plus loin pour le CDH, "Madame Teitelbaum a peut-être eu le tort de mélanger une affaire en cours avec une question mérite d'être approfondie". Pour le député, il aurait fallu se borner à parler de la signature. Il ajoute aussi que "ce qui me choque le plus, ce n'est pas tant la négation du génocide arménien - je comprends la réticence -, mais c'est la volonté de démanteler un monument de mémoire..."

Rudi Vervoort, chef de groupe PS, a une vision plus réservée de l'affaire. "Il faut être prudent, déclare-t-il. Laissons le temps aux historiens qui, eux-mêmes, ne sont pas d'accord à ce sujet, d'éclaircir ce problème." Et de rajouter, qu'il ne faudrait surtout pas stigmatiser une communauté dans cette histoire. "Mais si le MR veut aller au bout de sa logique, qu'il dépose une motion de défiance contre Emir Kir" , conclut-il.

Mateusz Kukulka


http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=663208

La Dernière Heure 27/11/2006

Picqué invite Kir à s'expliquer

Le ministre-président se demande si le secrétaire d'État a oui ou non signé une pétition niant le génocide arménien

BRUXELLES Invité hier par Pascal Vrebos sur RTL-Tvi, le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué (PS) a été amené à parler de la polémique qui concerne le secrétaire d'État Emir Kir (PS), en charge des Monuments et Sites et de la Propreté publique.

Charles Picqué a demandé à son collègue de gouvernement à dire s'il a signé ou non une pétition remettant en cause le génocide arménien et demandant le démantèlement du monument en mémoire des victimes arméniennes de ces massacres datant de 1915.

"Tu réponds oui ou tu réponds non. Si c'est non, tu ne l'as pas signée, si c'est oui, tu dois savoir, c'est dans ta conscience personnelle, si c'était en connaissance de cause quant au contenu et à la portée de la pétition ou si tu l'as signée en n'étant pas assez attentif", a dit Charles Picqué à propos de cette pétition.

"Ces massacres et ces déportations ont eu lieu. Tout le débat, c'est y a-t-il eu génocide ou pas génocide ? Il y a eu des faits dont une nation se grandirait à dire qu'ils ont eu lieu", a encore déclaré le ministre-président.

Pour le chef de file du gouvernement bruxellois, Emir Kir est dans une position périlleuse. "Vous pouvez être dans une situation difficile parce que vous êtes soumis à une pression, dont il faut d'ailleurs faire l'analyse, c'est la pression d'une communauté qui, aujourd'hui, est très fort marquée par un nationalisme très dur", a-t-il dit en faisant référence à la communauté turque.

Charles Picqué rejoint ainsi les demandes de plusieurs parlementaires bruxellois, dont Viviane Teitelbaum (MR-LB). Vendredi, cette dernière avait posé une question d'actualité au secrétaire d'État à ce sujet. Emir Kir avait, alors, déclaré ne pas vouloir répondre s'il avait oui ou non signé cette pétition.

Nous avons contacté l'attachée de presse d'Emir Kir pour recueillir l'avis de celui-ci. Aucune suite n'a été donnée à notre demande.

M. K.

dimanche, novembre 26, 2006

Alors, Emir, t'as signé ou pas?

Charles Picqué était invité au journal télévisé de 13h sur RTL-TVI, comme "invité du jour" de Pascal Vrebos. Il a été interrogé au sujet de la pétition négationniste signée par son secrétaire d'état Emir Kir, lequel a systématiquement menti depuis deux ans et demi au sujet de sa position sur le sujet.

Le Soir - Fil info dimanche 26.11.2006, 15:24

Le ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, a invité son collègue de gouvernement Emir Kir à dire s'il a signé ou non une pétition remettant en cause le génocide arménien. Tu réponds oui ou tu réponds non. Si c'est non, tu ne l'as pas signée, si c'est oui, tu dois savoir, c'est dans ta conscience personnelle, si c'était en connaissance de cause quant au contenu et à la portée de la pétition ou si tu l'as signée en n'étant pas assez attentif, a dit Charles Picqué.

Sur Radio Vivacité vendredi 24/11/2006 à 07h30

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Sur La1 (RTBF télé) jeudi 23/11/2006 à 19h30


à lire aussi:
Mehmet Koksal, " Emir Kir a signé une pétition visant à démanteler le monument au génocide arménien", Allochtone.be, 23/11/2006
Revue de presse, Négationnisme - "Emir Kir persiste mais... signe", Suffrage Universel (Liste), 24/11/2006

jeudi, novembre 23, 2006

L'échevin PS molenbeekois Ikazban qualifie de racistes les propos du bourgmestre PS Demannez (Saint-Josse)

Jean Demannez (bourgmestre PS de Saint-Josse): "Je crains que le jour où il n'y aura plus de vieux chef blanc à la tête de la commune, d'aucuns tentent d'imposer une culture dominante." (La Libre Belgique 20/11/2006)
Jamal Ikazban (échevin PS à Molenbeek): "Je m'inscris en faux, en tant que socialiste, face à ces propos. C'est bizarre, en tant que maïeur, d'avoir un discours sur la citoyenneté dans une commune multiculturelle comme Saint-Josse et de considérer encore les étrangers comme des étrangers. Moi, ça ne m'intéresse pas de savoir si mes collègues sont blancs ou basanés. Ce qui compte, c'est qu'ils soient compétents." (Le Soir 22/11/2006)

Réflexions shaïtanesques

Jamal Ikazban n'a certainement pas lancé une telle attaque contre un bourgmestre du même parti sans avoir demandé le blanc-seing de son Grand Chef Philippe Moureaux, patron des socialistes bruxellois et bourgmestre de Molenbeek, un "vieux chef blanc", selon l'expression demanneziste (qui se croit peut-être encore à l'époque des colonies), qui pourrait d'ailleurs céder son écharpe mayorale en cours de mandat à... l'échevin Ikazban, seul membre du collège à disposer d'une légitimité interne aux diverses composantes du PS local.

Mais Jamal Ikazban a également une autre casquette, celle d'attaché de cabinet du secrétaire d'état régional Emir Kir, qui aurait bien voulu devenir calife à la place du calife au soir des élections communales en invoquant ses 44 voix d'avance ( 1.635 contre 1.591) sur le bourgmestre sortant Jean Demannez. Il est donc difficile d'imaginer qu'il n'ait pas non plus demandé conseil à son employeur avant de téléphoner au Soir.

La "manifestation spontanée" orchestrée par la famille de Kir et des membres de son cabinet dans la maison communale, avec pour slogans "Demannez démission" et "Kir bourgmestre", n'avait pas eu l'effet escompté. Kir deviendra donc début décembre premier échevin "empêché" (la loi interdit un cumul entre des postes exécutifs régionaux et communaux), jusqu'à son départ du gouvernement régional, après les élections de juin 2009.

Ou plus tôt, après le jugement en appel dans l'affaire "Kir contre Koksal et Lambert", puisque le sous-ministre régional, pourtant représenté par un avocat renommé marié à la ministre de la Justice elle-même, n'avait pas réussi à convaincre le tribunal de première instance de sa bonne foi, bien au contraire (voir le jugement, aux attendus accablant). Et, au vu de certains nouveaux éléments matériels accablants amenés par des vents favorables dans notre escarcelle, il deviendra bientôt de plus en plus difficile au sous-ministre menteur, négationniste et délinquant de se maintenir à un poste où il a accumulé en deux ans les preuves de son incompétence (gestion calamiteuse de la fête du sacrifice, retards dans les classements d'immeubles,...).

Alors, Kir(znogoud) ou le "Vieux chef blanc", qui a de son côté été mis en cause pendant la campagne électorale dans diverses "affaires" (Pyramides, Dalkia, Chab) sur lesquelles le Parquet se penche, Saint-Josse n'est pas gâtée avec un tel duo de frères ennemis à sa tête. Et les inimitiés entre membres du futur nouveau collège sont telles qu'on se demande comment tous ces gens vont gérer la commune, unique en Belgique à compter une population majoritairement allochtone originaire du Maroc, de Turquie et du Congo.

Pierre-Yves Lambert