Samedi soir, le local d'une association kurde de Saint-Josse a été victime d'un incendie criminel: "Selon les pompiers, il ne fait aucun doute que l'incendie est criminel" (Belga 01/04/2007). Le bourgmestre PS Demannez a promis de "revoir les responsables des deux communautés". Un peu comme il y a quinze jours à Malines, quand la presse flamande a parlé de "responsables des deux communautés" qui auraient été contactés par les autorités pour ramener le calme entre des Arméniens et des Tchétchènes qui s'étaient battus suite à un match de boxe. Mais de qui parle-t-on au juste ? Il n'y a aucune transparence quant à l'identité de ces "responsables communautaires" turcs, kurdes, arméniens, tchétchènes, voilà un beau sujet d'interpellations parlementaires et autres...
Inquiétude à Saint-Josse après un incendie dans un café kurde
7sur7 01/04/07 15h23
La communauté kurde de la commune bruxelloise de Saint-Josse-ten-Node est inquiète après un incendie qui s'est déclaré dans la nuit de samedi à dimanche dans un café kurde qui fait aussi office de maison communautaire.
L'origine exact du sinistre n'a pas encore été déterminée mais les Kurdes du quartier affirment que ce sont de jeunes turcs qui ont allumé le feu. C'est ce qu'a annoncé la police locale. Le feu a détruit une grande partie de l'établissement. Personne n'a été blessé. A l'étage habite une famille kurde mais ses membres n'ont pas été blessés.
Les Kurdes du quartier sont persuadés que ce sont de jeunes turcs qui ont mis le feu au café. C'est pourquoi ils se sont rendus dimanche matin à leur centre communautaire pour y exprimer leur inquiétude. La police s'est rendue sur place. En début d'après-midi, la situation était sous contrôle. Les manifestants demandent au bourgmestre de se rendre à la maison communautaire et ils veulent qu'une caméra de surveillance y soit installée pour améliorer la sécurité.
Incidents à Saint-Josse après l'incendie d'un café kurde
Belga 01/04/07 19h30
L'incendie d'un café kurde à Saint-Josse a provoqué l'inquiétude de la communauté kurde et un rassemblement, dimanche matin, a dégénéré dans l'après-midi en heurts qui ont obligé les forces de l'ordre à intervenir. La police a dû utiliser un canon à eau et charger à trois reprises.
À la suite de l'incendie qui avait ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, un café kurde, également centre communautaire, à Saint-Josse, une cinquantaine de Kurdes s'étaient rassemblés dimanche en fin de matinée près du lieu du sinistre pour exprimer leur inquiétude. Les Kurdes affirment en effet que le feu a été allumé par de jeunes ressortissants turcs. Ce rassemblement de Kurdes a provoqué dans l'après-midi une réaction indignée chez les jeunes d'origine turque, qui se sont à leur tour rassemblés, voyant dans le rassemblement kurde une provocation.
Ils ont fini par être près de 400. Les policiers ont été obligés de prendre position entre les deux groupes pour éviter un affrontement. Vers 16h00, les jeunes de la communauté turque sont devenus de plus en plus agressifs et la police s'est vu contrainte d'utiliser les canons à eau et de charger. Deux autres charges ont encore eu lieu ensuite. Cinq personnes ont été appréhendées lors de ces interventions. Les fauteurs de troubles se sont ensuite dispersés. Vers 17h00, la situation était redevenue calme. (belga)
Tensions turco-kurdes à Saint-Josse
Le Soir dimanche 01 avril 2007, 19:15
L'inquiétude née de l'incendie d'un café kurde à Saint-Josse, qui avait provoqué la colère de la communauté kurde et un rassemblement dimanche matin, a dégénéré dans l'après-midi en heurts qui ont obligé les forces de l'ordre à intervenir.
A la suite d'un rasemblement de 50 Kurdes le matin, quelques 400 jeunes Turcs se sont à leur tour regroupés l'après-midi, ce qui a contraint la police à s'interposer, à utiliser un canon à eau et à charger à trois reprises.
A la suite de l'incendie qui avait ravagé, dans la nuit de samedi à dimanche, un café kurde, également centre communautaire, dans la rue de Liedekerke à Saint-Josse, une cinquantaine de Kurdes s'étaient rassemblés dimanche en fin de matinée près du lieu du sinistre pour exprimer leur inquiétude. Les Kurdes affirment en effet que le feu a été allumé par de jeunes ressortissants turcs.
Ce rassemblement de Kurdes a provoqué dans l'après-midi un regroupement de jeunes Turcs qui a fini par atteindre près de 400 personnes. La police a dû charger à trois reprises pour disperser les manifestants.
La police locale a précisé que le feu dans le café et centre communautaire s'était déclaré vers 02h00, dans la nuit de dimanche. L'établissement a été fortement endommagé. A l'étage, où vit une famille kurde, les habitants s'en sont sortis indemnes.
Selon les pompiers, il ne fait aucun doute que l'incendie est criminel.
Dimanche, l'inquiétude s'est répandue dans la communauté kurde de Saint-Josse, déjà touchée par un incendie d'un centre communautaire il y a deux ans. Une cinquantaire de Kurdes ont fini par se rassembler dans la rue où se trouve le café incendié. Ils ont exigé que le bourgmestre descende sur place et ont demandé l'installation de caméras de surveillance pour sécuriser le lieu.
La police, qui s'était rendue sur place, avait pu maintenir la situation sous contrôle. Les Kurdes avaient fini par rester devant le centre communautaire en organisant un sit-in.
Cette manifestation a provoqué une réaction indignée chez les jeunes d'origine turque qui se sont à leur tour rassemblés, voyant dans le rassemblement kurde une provocation. Ils ont fini par être près de 400. Les policiers ont été obligés de prendre position entre les deux groupes pour éviter un affrontement. Vers 16h00, les jeunes de la communauté turque sont devenus de plus en plus agressifs et la police s'est vu contrainte d'utiliser les canons à eau et de charger. Deux autres charges ont encore eu lieu ensuite. Cinq personnes ont été appréhendées lors de ces interventions. Les fauteurs de troubles se sont ensuite dispersés. Vers 17h00, la situation était redevenue calme.
(D'après Belga)
Emeutes Après l'incendie du centre culturel kurde
Saint-Josse en ébullition
Les autopompes en action. Cinq jeunes ont été arrêtés. Il faisait très chaud, dimanche à Saint-Josse. La police a procédé à six interpellations personnes et à l'arrestation judiciaire
METDEPENNINGEN,MARC
Le Soir lundi 02 avril 2007, 09:16
Le quartier de la place Saint-Josse n'a pas profité de l'indolence printanière, dimanche matin.
Karim Can, le propriétaire (qui se déclare « araméen »), est venu constater l'ampleur des dégâts causés par l'incendie qui a ravagé samedi à minuit le rez-de-chaussée de sa maison de la rue de Liedekerke, qu'il loue à l'association kurde « Centre culturel Centrum », lieu de rendez-vous de sympathisants de la cause du PKK, le Parti des travailleurs du leader emprisonné Abdullah Ocalan. Les habitants des étages ont eu peur : le feu menaçait la famille kurde du premier et les Polonais du second, sans toutefois causer de blessures autres que celle, psychique, d'avoir échappé au pire. Et devant la vitrine éclatée par la chaleur, face aux restes de divans, de tables, calcinées, des Kurdes commencent à se rassembler. Une certitude traverse cette foule de 200 personnes : « Des jeunes Turcs ont lancé des cocktails Molotov ». Et Sem, l'un des administrateurs du Centre, affirme même que « deux d'entre eux ont été arrêtés par la police ». Qui nous dément cette rumeur. Les Kurdes exigent d'être reçus par Jean Demannez, le bourgmestre de Saint-Josse, où se côtoient 152 nationalités. Ils veulent le placement d'une caméra de surveillance. Ils dénoncent l'inflation d'agressions dont ils seraient les victimes dans ce quartier multiculturel. Ali, l'un des jeunes Kurdes massés devant les restes calcinés de « son local », est catégorique : « Ces Turcs sont des fascistes. Il y a à Saint-Josse et ailleurs à Bruxelles une prolifération d'associations d'extrême droite turques. Les politiciens belges, qui cherchent les voix des Turcs pour les élections, les laissent faire. »
Dans la rue Verbist, côté turc, les commerçants s'inquiètent. Les étals sont maintenant entourés d'un millier de manifestants. Des drapeaux turcs sont exhibés à bout de bras. Des slogans nationalistes et religieux sont scandés. Nonante policiers et trois bergers malinois font barrage aux deux camps. Les Kurdes, moins nombreux, ont eux aussi sorti leurs drapeaux, dont deux frappés de l'effigie d'Ocalan. Un premier pavé part. L'autopompe, sur le coup de 14 h 30, se cabre une première fois sur ses roues arrière. Les jeunes s'avancent, poitrine offerte à l'eau giclante, que les policiers en tenue « Robocop » se promettent de leur adresser « s'ils ne rentrent pas chez eux », comme le beuglent les haut-parleurs. Un premier rang est fauché par un jet froid et puant. Des ados reviennent braver le monstre d'acier. Des policiers en civil en attrapent une paire et les emmènent menottés d'entraves en plastique. Des pavés, des bâtons, des bouteilles en verre volent dans les airs et s'écrasent sur les policiers. Un vieux Turc est blessé par un éclat à la tête. Et une autre rumeur, encore infondée, se répand : des Kurdes du PKK feraient route en car depuis l'Allemagne pour venir affronter les Turcs. Seydi et Kilem (un Kurde du côté des Turcs) l'assurent : « On laisse tout faire à ces gens du PKK. D'ailleurs, ce matin, ils ont cassé les dents à trois gamins turcs de 8, 9 et 13 ans. » La police, une fois encore, nous dément cette nouvelle rumeur qui, elle aussi, attise le feu de la haine et appelle au ralliement d'autres « guerriers ». « Vous verrez, ce soir, tous les Turcs de Bruxelles seront là. Il y en a 30.000 à Bruxelles. Plus que des policiers », nous dit un jeune excité. L'autopompe, guidée par le commissaire Johan Verleyen et par son patron, le commissaire en chef David Yansenne, disperse les petits groupes d'assaillants. Et soudain, vers 17 h, comme par magie, le calme revient. Des débris jonchent le bitume. Un pigeon mort gît sur la chaussée de Louvain sans que l'on sache s'il fut la victime d'un jet de pierre. Les commerçants sont soulagés. Le bourgmestre Jean Demmanez, épaulé par le médiateur Baci Gunceu, se promet de « revoir les responsables des deux communautés ». Le soleil, enfin, reprend possession de Saint-Josse.
Six interpellations
La police a procédé à l'arrestation administrative de cinq personnes et à l'arrestation judiciaire d'un suspect interpellé pour avoir lancé des projectiles contre la police lors des incidents qui ont éclaté dimanche après-midi entre les communautés turques et kurdes à Saint-Josse, a-t-on appris lundi auprès de la police de la zone de Bruxelles-Nord. L'homme arrêté judiciairement a été mis à disposition du parquet de Bruxelles. Selon la police, la nuit de dimanche à lundi semble avoir été calme.
(d'après Belga)
Données, analyses, commentaires rédigés par Pierre-Yves Lambert, chercheur indépendant, en relation avec la participation politique des minorités, principalement en Belgique. Il est lié à la liste de diffusion et au site homonymes mais offre la possibilité de commenter les articles.
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lundi, avril 02, 2007
Saint-Josse - Débat sur la présence d'une échevine à une conférence négationniste
Conseil communal de Saint-Josse (région de Bruxelles-capitale), mercredi 28 mars 2007. Interpellation de Geoffroy CLERCKX (chef du groupe MRLB, opposition libérale), réponses du bourgmestre Jean DEMANNEZ (PS) et de l'échevine Hava ARDICLIK (PS), débat auquel participent également Anne-Sylvie MOUZON (PS, présidente du CPAS et députée régionale), Ibrahim ERKAN (CDH, majorité, luimême d'origine assyrienne de Turquie), Zoé GENOT (chef de groupe Ecolo, députée fédérale) et Ahmed MOUHSSIN (Ecolo).
Voir aussi le compte-rendu de Mehmet Koksal sur Humeur allochtone: Saint-Josse : L'opposition charge l'échevine de l'Instruction publique.
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jeudi, février 01, 2007
Jean Demannez et Emir Kir à propos de l'Aïd Al Adha
Lors du conseil communal de Saint-Josse le 31/01/2007, la conseillère communale Ecolo (opposition) Zohra Azmani Matar a interpellé le collège à propos de l'organisation de la Fête du sacrifice. L'échevine des cultes Bea Meulemans (SP.A), puis le bourgmestre Demannez (PS) et le conseiller Emir Kir (PS), par ailleurs secrétaire d'Etat régional, lui ont longuement répondu. La vidéo est coupée parce que la carte mémoire a été saturée à un moment (elle fait plus de 7 minutes). A noter qu'aucun journaliste n'était présent à cette séance, après ça on se demande pourquoi la démocratie locale est dévalorisée aux yeux de la population. Les rédactions des médias bruxellois font preuve d'un manque de sérieux caractérisé à ce sujet, hélas.
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samedi, décembre 02, 2006
L'installation des nouveaux conseil et collège à Saint-Josse
Vingt-cinq des vingt-sept conseillers communaux tennoodois ont été installés vendredi soir en présence d'un public d'origines aussi diverses que celles des élus. Les candidats échevins ont tous obtenu 20 voix sur 25, ce qui signifie qu'un(e) élu(e) de l'opposition a voté avec la majorité, excepté pour Mohammed Jabour, élu avec 19 voix contre 6.
Evidemment, certains ont sussuré pendant la réception qui suivait le conseil que, le vote étant secret, les 20 voix "pour" pouvaient contenir plus d'un vote de l'opposition et les 5 "contre" pouvaient également inclure l'un ou l'autre élu de la majorité. Le petit cirque politique de Saint-Josse ne semble pas décidé à sacrifier son traditionnel petit jeu des rumeurs.
Il faudra attendre une prochaine réunion pour que deux élus hésitants fassent enfin connaître leur décision. Dans les deux cas, il s'agit de fonctionnaires locaux quinquagénaires, Hava Ardiçlik (PS) et Abdellah Boughaba (CDH) qui doivent trouver d'urgence un autre emploi car l'actuel est incompatible avec un mandat politique dans la commune pour laquelle ils travaillent, directement ou non. Mme Ardiçlik est la remplaçante désignée par Emir Kir pour son poste qu'il ne peut légalement pas assumer étant donné qu'il est déjà secrétaire d'état régional.
A deux reprises, le bourgmestre Demannez (PS), sans doute pressé d'en finir, a appelé un candidat-échevin à venir s'installer derrière la table du collège avant même qu'il ait été procédé à son élection par le conseil.
Un petit incident de séance aussi quand le bourgmestre a tenté de refuser de donner la parole aux chefs de groupe de l'opposition, Zoé Genot (Ecolo) et Geoffroy Clerckx (MR). Mlle Genot a fait savoir que son groupe était également opposé au concept d'un "vieux chef blanc", cher à M. Demannez, et à celui de leaders communautaires dirigeant la commune.
On notera enfin que le nouveau conseil comprendra fianlement deux, et non trois, membres néerlandophones, Wim De Belder (Groen!) ayant finalement renoncé à son mandat au profit de la première suppléante, la conseillère sortante Zohra Azmani-Matar (Ecolo).
P.Y. Lambert
L'échevin Emir Kir (PS) annonce qu'il est "empêché" car il est déjà secrétaire d'état régional
La prestation de serment d'Eric Jassin (CDH)

Les prestations de serment des échevins Mohammed Jabour (PS) et Mohamed Azzouzi (PS), assis ensuite côte-à-côte.



La prestation de serment de l'échevine Nezahat Namli (PS)
La prestation de serment de l'échevin Ahmed Medhoune (PS)
Evidemment, certains ont sussuré pendant la réception qui suivait le conseil que, le vote étant secret, les 20 voix "pour" pouvaient contenir plus d'un vote de l'opposition et les 5 "contre" pouvaient également inclure l'un ou l'autre élu de la majorité. Le petit cirque politique de Saint-Josse ne semble pas décidé à sacrifier son traditionnel petit jeu des rumeurs.
Il faudra attendre une prochaine réunion pour que deux élus hésitants fassent enfin connaître leur décision. Dans les deux cas, il s'agit de fonctionnaires locaux quinquagénaires, Hava Ardiçlik (PS) et Abdellah Boughaba (CDH) qui doivent trouver d'urgence un autre emploi car l'actuel est incompatible avec un mandat politique dans la commune pour laquelle ils travaillent, directement ou non. Mme Ardiçlik est la remplaçante désignée par Emir Kir pour son poste qu'il ne peut légalement pas assumer étant donné qu'il est déjà secrétaire d'état régional.
A deux reprises, le bourgmestre Demannez (PS), sans doute pressé d'en finir, a appelé un candidat-échevin à venir s'installer derrière la table du collège avant même qu'il ait été procédé à son élection par le conseil.
Un petit incident de séance aussi quand le bourgmestre a tenté de refuser de donner la parole aux chefs de groupe de l'opposition, Zoé Genot (Ecolo) et Geoffroy Clerckx (MR). Mlle Genot a fait savoir que son groupe était également opposé au concept d'un "vieux chef blanc", cher à M. Demannez, et à celui de leaders communautaires dirigeant la commune.
On notera enfin que le nouveau conseil comprendra fianlement deux, et non trois, membres néerlandophones, Wim De Belder (Groen!) ayant finalement renoncé à son mandat au profit de la première suppléante, la conseillère sortante Zohra Azmani-Matar (Ecolo).
P.Y. Lambert
L'échevin Emir Kir (PS) annonce qu'il est "empêché" car il est déjà secrétaire d'état régional
La prestation de serment d'Eric Jassin (CDH)

Les prestations de serment des échevins Mohammed Jabour (PS) et Mohamed Azzouzi (PS), assis ensuite côte-à-côte.



La prestation de serment de l'échevine Nezahat Namli (PS)
La prestation de serment de l'échevin Ahmed Medhoune (PS)
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jeudi, novembre 23, 2006
L'échevin PS molenbeekois Ikazban qualifie de racistes les propos du bourgmestre PS Demannez (Saint-Josse)
Jean Demannez (bourgmestre PS de Saint-Josse): "Je crains que le jour où il n'y aura plus de vieux chef blanc à la tête de la commune, d'aucuns tentent d'imposer une culture dominante." (La Libre Belgique 20/11/2006)
Jamal Ikazban (échevin PS à Molenbeek): "Je m'inscris en faux, en tant que socialiste, face à ces propos. C'est bizarre, en tant que maïeur, d'avoir un discours sur la citoyenneté dans une commune multiculturelle comme Saint-Josse et de considérer encore les étrangers comme des étrangers. Moi, ça ne m'intéresse pas de savoir si mes collègues sont blancs ou basanés. Ce qui compte, c'est qu'ils soient compétents." (Le Soir 22/11/2006)
Réflexions shaïtanesques
Jamal Ikazban n'a certainement pas lancé une telle attaque contre un bourgmestre du même parti sans avoir demandé le blanc-seing de son Grand Chef Philippe Moureaux, patron des socialistes bruxellois et bourgmestre de Molenbeek, un "vieux chef blanc", selon l'expression demanneziste (qui se croit peut-être encore à l'époque des colonies), qui pourrait d'ailleurs céder son écharpe mayorale en cours de mandat à... l'échevin Ikazban, seul membre du collège à disposer d'une légitimité interne aux diverses composantes du PS local.
Mais Jamal Ikazban a également une autre casquette, celle d'attaché de cabinet du secrétaire d'état régional Emir Kir, qui aurait bien voulu devenir calife à la place du calife au soir des élections communales en invoquant ses 44 voix d'avance ( 1.635 contre 1.591) sur le bourgmestre sortant Jean Demannez. Il est donc difficile d'imaginer qu'il n'ait pas non plus demandé conseil à son employeur avant de téléphoner au Soir.
La "manifestation spontanée" orchestrée par la famille de Kir et des membres de son cabinet dans la maison communale, avec pour slogans "Demannez démission" et "Kir bourgmestre", n'avait pas eu l'effet escompté. Kir deviendra donc début décembre premier échevin "empêché" (la loi interdit un cumul entre des postes exécutifs régionaux et communaux), jusqu'à son départ du gouvernement régional, après les élections de juin 2009.
Ou plus tôt, après le jugement en appel dans l'affaire "Kir contre Koksal et Lambert", puisque le sous-ministre régional, pourtant représenté par un avocat renommé marié à la ministre de la Justice elle-même, n'avait pas réussi à convaincre le tribunal de première instance de sa bonne foi, bien au contraire (voir le jugement, aux attendus accablant). Et, au vu de certains nouveaux éléments matériels accablants amenés par des vents favorables dans notre escarcelle, il deviendra bientôt de plus en plus difficile au sous-ministre menteur, négationniste et délinquant de se maintenir à un poste où il a accumulé en deux ans les preuves de son incompétence (gestion calamiteuse de la fête du sacrifice, retards dans les classements d'immeubles,...).
Alors, Kir(znogoud) ou le "Vieux chef blanc", qui a de son côté été mis en cause pendant la campagne électorale dans diverses "affaires" (Pyramides, Dalkia, Chab) sur lesquelles le Parquet se penche, Saint-Josse n'est pas gâtée avec un tel duo de frères ennemis à sa tête. Et les inimitiés entre membres du futur nouveau collège sont telles qu'on se demande comment tous ces gens vont gérer la commune, unique en Belgique à compter une population majoritairement allochtone originaire du Maroc, de Turquie et du Congo.
Pierre-Yves Lambert
Jamal Ikazban (échevin PS à Molenbeek): "Je m'inscris en faux, en tant que socialiste, face à ces propos. C'est bizarre, en tant que maïeur, d'avoir un discours sur la citoyenneté dans une commune multiculturelle comme Saint-Josse et de considérer encore les étrangers comme des étrangers. Moi, ça ne m'intéresse pas de savoir si mes collègues sont blancs ou basanés. Ce qui compte, c'est qu'ils soient compétents." (Le Soir 22/11/2006)
Réflexions shaïtanesques
Jamal Ikazban n'a certainement pas lancé une telle attaque contre un bourgmestre du même parti sans avoir demandé le blanc-seing de son Grand Chef Philippe Moureaux, patron des socialistes bruxellois et bourgmestre de Molenbeek, un "vieux chef blanc", selon l'expression demanneziste (qui se croit peut-être encore à l'époque des colonies), qui pourrait d'ailleurs céder son écharpe mayorale en cours de mandat à... l'échevin Ikazban, seul membre du collège à disposer d'une légitimité interne aux diverses composantes du PS local.
Mais Jamal Ikazban a également une autre casquette, celle d'attaché de cabinet du secrétaire d'état régional Emir Kir, qui aurait bien voulu devenir calife à la place du calife au soir des élections communales en invoquant ses 44 voix d'avance ( 1.635 contre 1.591) sur le bourgmestre sortant Jean Demannez. Il est donc difficile d'imaginer qu'il n'ait pas non plus demandé conseil à son employeur avant de téléphoner au Soir.
La "manifestation spontanée" orchestrée par la famille de Kir et des membres de son cabinet dans la maison communale, avec pour slogans "Demannez démission" et "Kir bourgmestre", n'avait pas eu l'effet escompté. Kir deviendra donc début décembre premier échevin "empêché" (la loi interdit un cumul entre des postes exécutifs régionaux et communaux), jusqu'à son départ du gouvernement régional, après les élections de juin 2009.
Ou plus tôt, après le jugement en appel dans l'affaire "Kir contre Koksal et Lambert", puisque le sous-ministre régional, pourtant représenté par un avocat renommé marié à la ministre de la Justice elle-même, n'avait pas réussi à convaincre le tribunal de première instance de sa bonne foi, bien au contraire (voir le jugement, aux attendus accablant). Et, au vu de certains nouveaux éléments matériels accablants amenés par des vents favorables dans notre escarcelle, il deviendra bientôt de plus en plus difficile au sous-ministre menteur, négationniste et délinquant de se maintenir à un poste où il a accumulé en deux ans les preuves de son incompétence (gestion calamiteuse de la fête du sacrifice, retards dans les classements d'immeubles,...).
Alors, Kir(znogoud) ou le "Vieux chef blanc", qui a de son côté été mis en cause pendant la campagne électorale dans diverses "affaires" (Pyramides, Dalkia, Chab) sur lesquelles le Parquet se penche, Saint-Josse n'est pas gâtée avec un tel duo de frères ennemis à sa tête. Et les inimitiés entre membres du futur nouveau collège sont telles qu'on se demande comment tous ces gens vont gérer la commune, unique en Belgique à compter une population majoritairement allochtone originaire du Maroc, de Turquie et du Congo.
Pierre-Yves Lambert
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