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dimanche, février 11, 2007

Dalila Amali, une femme de gauche dégoûtée par le PS

Pierre-Yves Lambert
Suffrage Universel 11/02/2007


En 1994, Dalila Amali et son mari le journaliste Lakhdar Ferrat (1) arrivent en Belgique comme demandeurs d'asile, invoquant des menaces à leur encontre. Mme Amali était menacée par des intégristes car, enseignante, elle refusait de porter le foulard: "Des journaux nationaux rapportaient que des enseignantes avaient été battues à mort par des intégristes dans certains lycées et collèges à Blida. La pression se faisait sentir de jour en jour. Ma fille, en 1994, revenait tous les après-midis en pleurant en me suppliant de mettre le foulard car sa maîtresse lui disait: 'si ta mère refuse de porter la foulerd, elle sera tuée'. Ma fille n'était plus allée à l'école depuis janvier 1994 jusqu'au jour où nous avons dû fuir Blida pour s'installer dans un hôtel à Alger. Quelques mois après, nous avions débarqué en Belgique, qui n'était pas notre destination de départ. ". Rapidement, tous deux obtiennent le statut de réfugiés, et Madame Amali acquiert la nationalité belge en 1998.

Née en 1961 à Blida, Dalila Amali avait enseigné l'histoire et la géographie dans le secondaire inférieur de 1985 à 1994, c'est donc tout naturellement qu'elle suit la scolarité de ses enfants, participe à la vie de leur école et, dès 1995 devient animatrice dans les écoles de la Ville de Bruxelles dans le cadre du projet d’Aide à la réussite, sans pour autant obtenir une rémunération en rapport avec son diplôme algérien, pourtant équivalant à un régendat belge mais jamais reconnu pour des raisons d'ordre administrativo-politique (l'obligation de retourner en Algérie pour la légalisation alors que cela comportait des risques pour elle). En 1999, elle enseigne l'arabe au Centre culturel arabe de Saint-Josse et devient parallèlement membre du Conseil des Bruxellois d’origine étrangère.

Engagée comme secrétaire de cabinet par l’échevin de l’Instruction publique de la Ville de Bruxelles, le socialiste Jean-Baptiste De Cree, c'est tout naturellement que le PS la sollicite pour figurer sur sa liste pour les élections communales d'octobre 2000.

A la suite d'une campagne électorale active, elle est élue à la douzième place sur treize avec 654 voix alors qu'elle ne figurait qu'en trente-deuxième position. Il faut souligner ici que sur 8 candidats d'origine maghrébine, 7 furent élus, dont 3 femmes (2 d'origine algérienne, 1 d'origine marocaine) et 4 hommes (3 d'origine marocaine, 1 d'origine tunisienne).

Son patron l'informe qu'elle ne pourra pas conserver son emploi communal, incompatible avec un mandat politique dans la même commune, elle choisi le mandat "pour ne pas décevoir tous les gens qui ont voté pour moi, envers lesquels j'estimais avoir des responsabilités" et démissionne de son poste de secrétaire de cabinet. "Après coup, j'ai réalisé que ce n'était pas ce qu'on aurait attendu de moi, on m'a fait comprendre que le Président Di Rupo aurait bien voulu voir siéger un avocat d'origine espagnole, Olivier Puebla Prado, bien placé sur la liste mais non élu et qui, si j'avais démissionné, aurait été appelé à siéger".

Dalila Amali n'intègre pas très bien les règles internes imposées par le parti à ses conseillers, et elle n'hésite pas à intervenir à diverses reprises au conseil communal pour poser des questions, mais réalise que celles-ci sont quasiment toujours écartées de l'ordre du jour. Elle s'en ouvre à son ancien patron, toujours échevin, qui lui propose de lire ses projets d'interventions avant qu'elle les introduise, afin de vérifier si elles ne risquent pas de mettre le collège dans l'embarras.

Habitante d'un logement social de la société coopérative (scrl) LO.RE.BRU. dans le quartier de Neder-Over-Hembeek, Mme Amali est par ailleurs élue déléguée de son immeuble et, à ce titre, joue un rôle actif dans le Comité de fêtes qui organise une fête annuelle de quartier.

Ainsi, le 9 juin 2002, la fête est un succès grâce à la participation bénévole de nombreux habitants, dont une grande partie sont d'origine maghrébine. Dès lors, quelle n'est pas la surprise du Comité de fêtes de voir affichée dans les halls d'entrée des immeubles du quartier, en août, une feuille recto verso en couleurs éditée par le président de LO.RE.BRU, le conseiller communal socialiste et président du PS de Bruxelles-Ville Christian Van Der Linden. Surprise parce que, même si les noms des bénévoles ont bien été mentionnés, on n'aperçoit sur les photos que des têtes de "Belgo-Belges".

La réaction des locataires, dont beaucoup n'ont découvert ce "journal" qu'à leur retour de vacances en septembre, est marquée du sceau de la déception et de la colère, "les mois de septembre et octobre, le quartier était en effervescence, les parents voulant réagir par rapport au journal et les jeunes par rapport à la maison de jeunes et ne juraient que par le feu" (extrait d'un courrier de D. Amali à Philippe Moureaux le 22/12/2004, voir scan au bas de l'article).

Le Comité de fêtes décide, après avoir réclamé et attendu en vain une rencontre avec les responsables de LO.RE.BRU., d'écrire une lettre de protestation, qui est envoyée le 27 novembre 2002 à LO.RE.BRU., au bourgmestre (PS), au ministre du Logement (PS), à l'échevin de l'égalité des chances (Agalev) et aux responsables du PS. Enfin reçus, ou plutôt "convoqués", par LO.RE.BRU., les membres du Comité se font taper sur les doigts par le Président Van Der Linden, qui refuse, à une exception près, de donner la parole à sa "camarade" Amali, qui découvre à cette occasion qu'une deuxième feuille, en noir et blanc, est produite par le président alors qu'elle n'a jamais été affichée, seul le recto-verso en couleurs l'ayant été. Bien évidemment, le feuillet supplémentaire inclut des photos jusque-là non publiées et a pour but de délégitimer les accusations du comité.

En février 2003, le conseil d'administration de LO.RE.BRU. envoie une lettre à Dalila Amali la menaçant d'un dépôt de plainte si elle ne se rétracte pas vis-à-vis des accusations mentionnées dans la lettre du comité. Elle refuse, et se voit convoquée par la police en juin, elle dépose alors elle-même plainte contre LO.RE.BRU.

Malgré plusieurs tentatives de compromis amiable par avocats interposés, y compris via le bourgmestre PS Freddy Thielemans et le chef du groupe PS au conseil, Mahfoudh Romdhani, Christian Van Der Linden maintient la plainte, soutenu par son bureau exécutif et son conseil d'administration, pourtant composés d'élus de divers partis et origines.

Le 25 février 2005, Dalila Amali est condamnée pour diffamation en première instance, elle interjette aussitôt appel et, quelques mois plus tard, obtient un premier témoignage (scan au bas de l'article) en sa faveur d'un membre du bureau exécutif de LO.RE.BRU., Mohamed Saïdi M'rabet (passé en juin d'Ecolo, majorité, au FDF, opposition), dans lequel celui-ci se dit notamment "aussi étonné de constater que cette feuille a été ajoutée au journal, alors que l'original que j'avais reçu de LO.RE.BRU. ne contenait qu'une double page recto-verso avec des photos en couleurs", et constate qu'il n'a pas été mis au courant de l'entièreté du dossier par le président et la direction de la société.

Deux mois plus tard, c'est au tour du président du FDF de Bruxelles-Ville, le conseiller communal Alain Nimegeers, membre du conseil d'administration de LO.RE.BRU. depuis 11 ans, de constater (scan au bas de l'article) qu'"à la relecture du document les affirmations de Mme Amali sont fondées quant aux personnes représentées ou non-représentées sur les photos": "il est vrai que par probablement inattention je ne me suis pas rendu compte qu'il manquait dans la forme couleur du document un troisième feuillet".

Lors de la séance du 6 février 2006 du conseil communal de Bruxelles-Ville, une communication est annoncée par le bourgmestre: "Mme Dalila AMALI, Conseillère communale, annonce qu'elle a démissionné du parti P.S.- A partir de ce jour, elle rejoint le groupe MR.". Complètement dégoûtée de l'attitude de ses "camarades" socialistes malgré ses convictions politiques ancrées à gauche, elle a en effet fini par décider de les quitter pour la formation amarante, qui présente un profil de centre-gauche. Un événement qui sera rapporté dans un article plein de contre-vérités par le journaliste du Soir Fabrice Voogt qui n'hésite pas à écrire qu'elle aurait été "condamnée sur base de la Loi Moureaux sur le racisme, pour avoir traité publiquement de « raciste » le président de Lorebru (Logement régional bruxellois), Christian Van der Linden, socialiste lui aussi". Malgré deux mails envoyés par Mme Amali à Voogt, celui-ci a refusé de publier le moindre correctif. Bien plus, il prétend maintenant n'avoir jamais reçu de mail ni de coup de téléphone à ce sujet, et ne se souvient plus de la source de ses informations. Pas de chance, les mails ont été conservés...

Deux semaines plus tard, c'est au tour du conseiller communal PRL Claude Michel de se fendre d'une missive de soutien à Dalila Amali: "le document-reportage qui m'a été adressé en date du 29 août 2002 par le Comité "Fête du 9 juin" sous le titre "Le Coin des Cerises - 9 juin 2002 : la fête du quartier Versailles en images" était bien constitué d'un seul feuillet A4 en quadrichromie, imprimé recto-verso, et présentant, outre divers textes, un ensemble de 6 photos sur la face avant, et de 9 photos au verso". Exit donc le troisième A4 en noir et blanc, qui avait servi de pièce à conviction essentielle lors du procès en première instance.

Candidate en octobre 2006 sur la liste Renouveau Bruxellois, composée de membres du Mouvement Réformateur et du Mouvement Socialiste (dont... son ancien patron désormais ex-PS, Jean-Baptiste De Cree), Dalila Amali n'est pas réélue, n'obtenant cette fois que 200 voix et une place de 19ème suppléante, au terme d'une campagne électorale où elle a vécu sur le terrain les effets de la campagne anti-algérienne menée par certains candidats PS d'origine marocaine dont Mohammed Boukantar:

"J'allais voir des femmes dans des associations avec un jeune d'origine marocaine qui m'aidait pour la campagne, et après il m'a confié qu'il s'était fait reprocher d'"avoir invité chez nous cette Algérienne". Je n'avais jamais ressenti une telle ambiance raciste en raison de mon origine lors de la campagne précédente, ni même dans la vie quotidienne, je n'en revenais pas et j'ai seulement compris ce qui se passait quand des amis d'origine marocaine, honteux et révoltés de l'attitude de certains de leurs compatriotes, m'ont montré des sms appellant à ne pas voter pour les candidats "algériens" afin de défendre la "cause nationale du Sahara". Plusieurs d'entre nous ont particulièrement été visées par cette campagne, moi-même à Bruxelles et Ghezala Cherifi à Saint-Gilles notamment. Alors que nous avons toutes deux été très actives, en tant que citoyennes et en tant que Maghrébines, dans des actions bénévoles en faveur des Marocains, notamment début 2004 avec la CoCaBe (Coordination des Organisations Arabes de soutien à la Palestine) dans la collecte de vivres et de vêtements en favur des victimes du tremblement de terre à Al-Hoceïma."

Aujourd'hui, Dalila Amali est amère, mais elle envisage désormais avec espoir l'audience de la 15ème chambre de la Cour d'Appel mardi 13 février 2007 à 14h dans l'affaire qui l'oppose à LO.RE.BRU. Une audience qui, elle en est sûre, permettra à la vérité d'éclater. Et, même si elle n'ose pas évoquer cette éventualité, qui pourrait bien entraîner des poursuites pour faux et usage de faux à l'encontre de Christian Van Der Linden, toujours président de la section PS de Bruxelles...

(1) Le couple Amali-Ferhat a entretemps divorcé.

Courrier de Dalila Amali à Christian Van Der Linden (10/12/2004) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier de Dalila Amali à Philippe Moureaux (22/12/2004) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier de Mohamed Saïdi M'rabet (25/11/2005) - cliquer sur l'image pour l'agrandir


Courrier d'Alain Nimegeers (18/01/2006) - cliquer sur l'image pour l'agrandir



Courrier de Claude Michel (21/02/2006) - cliquer sur l'image pour l'agrandir

Souad Razzouk: "Je préfère être à la droite d'un parti de gauche qu'à la gauche d'un parti de droite"

à lire aussi:
http://users.skynet.be/suffrage-universel/be/razzouk.htm
http://allochtone.blogspot.com/2006/05/razzouk-lislamiste-du-fdf.html
http://tractotheque.blogspot.com/2006/08/bruxelles-ville-liste-renouveau_27.html

http://photos1.blogger.com/blogger/1412/3323/1600/razzouk06tract01s.4.jpg

http://www.razzouk.be/accueil.htm




Publié le Jeudi 13 octobre 2005 dans Le Soir, page 21, édition Bruxelles
BRUXELLES
Razzouk reste au MR
Souad Razzouk ne sera pas sur les listes du CDH aux prochaines élections communales. La députée régionale FDF confirme qu'elle figurera bien sur la liste MR emmenée par Marion Lemesre à la Ville de Bruxelles. Je n'ai jamais été approchée par Joëlle Milquet (NDLR : présidente du CDH et tête de liste à Bruxelles), précise la parlementaire bruxelloise. J'ai de bons contacts avec Bertin Mampaka mais je reste fidèle aux idées de mon parti. Dans un communiqué, Bertin Mampaka a quant à lui tenu à réagir aux déclarations du FDF qui évoque une tentative de débauchage à laquelle il se serait livré. L'échevin bruxellois souligne qu'il n'a jamais eu un tel dessein. Les rumeurs ont encore un an devant elles. (F.V.)


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=330369

LA JOURNÉE

Mis en ligne le 06/02/2007

Souad Razzouk indépendante

La députée FDF Souad Razzouk a décidé de siéger comme indépendante pour "des raisons idéologiques" . "Je n'ai pas retrouvé dans les Réformateurs sociaux ce qu'ils avaient annoncé au niveau social", déclare-t-elle. "Le président du FDF Olivier Maingain n'a pas inventé l'eau chaude avec le libéralisme social" , poursuit-elle. Et de noter, "avant de s'appeler "Réformateurs", il faudrait d'abord faire une réforme de l'intérieur". La députée enverra aujourd'hui sa lettre au président du Parlement bruxellois ainsi qu'au président de la Cocof. "Je reste première suppléante à Bruxelles-Ville. Mais, il y aura un effet boule de neige car beaucoup de conseillers communaux, issus de l'immigration pour la plupart, vont aussi quitter le MR", prévient-elle.


http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=682185

Date: 06/02/2007
Section: INFORMATIONS GENERALES
Sous Section: BELGIQUE

Souad Razzouk quitte le FDF

La députée siégera en tant qu'indépendante au parlement bruxellois

BRUXELLES Cela fait un bail que Souad Razzouk mûrit sa décision. Un an et demi à peu près. Assistante sociale de formation, la députée bruxelloise l'a prise officiellement hier par le biais d'un courrier adressé aux présidents du parlement bruxellois Eric Tomas (PS) et du parlement francophone bruxellois Christos Doulkeridis (Ecolo).

Lancée dans le bain politique via le maïeur FDF d'Auderghem Didier Gosuin voici quelques années, Souad Razzouk a décidé de quitter le FDF. Et le MR par la même occasion. Elle siégera en tant qu'indépendante au parlement bruxellois. Sans vouloir faire de cette décision une affaire de personnes, Souad Razzouk affirme ne plus se retrouver avec l'idéologie menée par son président Olivier Maingain.

"En dehors du fait qu'il ait un comportement dictatorial au sein de son parti, je trouve que ce parti n'a plus aucune idéologie. Cela fait deux ans que le bureau politique du FDF - chaque lundi - n'est consacré qu'à la commune de Woluwe-Saint-Lambert et aux communes périphériques. D'accord, c'est important. Mais largement insuffisant pour un parti qui se prétend être le principal réformateur social du pays", affirme Souad Razzouk.

Boycottée par le FDF lors des dernières communales

Souad Razzouk ne compte pas rempiler dans un autre parti démocratique, "pour l'instant". Elle reste évidemment ouverte aux éventuelles propositions mais souhaite d'abord prendre un peu de recul.

Si aucun élément déclencheur fort n'a motivé la décision de Souad Razzouk, l'épisode des dernières élections communales témoigne de la toute relative affection que le FDF portait à l'encontre de l'une de ses candidates. "J'ai clairement été exclue de cette campagne. Chaque candidat a reçu 3.000 tracts du FDF, moi rien. Je n'étais même pas sur les photos. Leur argument ? Tu n'étais pas là quand on a fait les photos...", se souvient celle qui affirme ne pas être une vraie politicienne.

Mathieu Ladevèze


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330502

Politique

"Je suis soulagée", dit Souad Razzouk
Stéphanie Bocart

Mis en ligne le 07/02/2007
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La députée MR-FDF Souad Razzouk a décidé de siéger comme indépendante.
En cause ? Elle ne se retrouve plus dans l'idéologie du parti.
Youssef Archich, conseiller communal libéral à Bruxelles-Ville, lance, lui, un appel fort au MR.

Je suis soulagée", s'exprime la jeune députée d'origine marocaine Souad Razzouk, également première suppléante à la Ville de Bruxelles. "J'ai envoyé ma lettre lundi au président du Parlement bruxellois Eric Tomas ainsi qu'au président du Parlement francophone bruxellois Christos Doulkeridis. Et ce matin (mardi), je ne regrette rien", ajoute-t-elle.

Mme Razzouk a en effet décidé de quitter le Front démocratique des francophones (FDF) pour siéger comme indépendante (LLB 6/2). A l'origine de cette décision ? "Je ne me retrouve plus dans l'idéologie du MR-FDF", explique-t-elle.

"Deux tendances au FDF"

Assistante sociale de formation, Souad Razzouk se décrit comme "un agent de changement", et "je me suis lancée en politique car, pour moi, la politique est un vecteur de changement".

En 2002, la jeune femme devient attachée au cabinet du ministre Didier Gosuin (MR-FDF). "J'ai connu le FDF grâce à Didier Gosuin. Mais, dès le début, je me suis posé des questions", raconte-t-elle. "Je pense par exemple que plaider la suppression du bilinguisme est un leurre. Moi, je suis pour l'immersion linguistique ", soutient-elle. "Bien sûr, Didier Gosuin encourage aussi l'immersion linguistique mais c'est un ténor. Il peut faire ce qu'il veut dans sa commune".

Selon Souad Razzouk, il y a deux tendances au sein du FDF : "il y a le libéralisme social, incarné par Didier Gosuin, et il y a le FDF pur et dur de son président Olivier Maingain. Et je me situe plus dans le "Gosuinisme"". "Il faut un débat pour avancer. Les citoyens demandent que l'on s'occupe du logement, de la mobilité, etc. Il est temps que le FDF s'intéresse à d'autres problématiques que le linguistique et l'institutionnel. Il doit s'intéresser aux Bruxellois et pas uniquement aux habitants de la périphérie", lance-t-elle.

La députée se dit aussi choquée par certains propos de son président : "prenons l'exemple de Jean-Pierre Cornelissen, à Koekelberg. Il a été exclu du FDF parce qu'il y avait un VLD sur sa liste. Une telle attitude de M. Maingain me choque. Il y a aussi des conflits dans d'autres partis mais il y a de la solidarité. Or, au FDF, on manque de solidarité".

Néanmoins, Mme Razzouk précise bien qu'elle "quitte le FDF par idéologie et non à cause d'une personne". "M. Maingain clame que nous sommes des Réformateurs sociaux mais ce discours ne tient qu'au congrès. Or, j'ai toujours gardé la même ligne de conduite dans la politique que je me suis forgée", explique-t-elle.

Enfin, si Souad Razzouk souhaite pour l'instant prendre du recul, elle reconnaît qu'"il n'est pas exclu que je siégerai plus tard dans un autre parti" . Parti qui pourrait être le CDH. Mme Razzouk ayant déjà été approchée, quelques mois avant les élections communales 2006, par Bertin Mampaka, alors échevin CDH de la Propreté publique à la Ville de Bruxelles.

"Exister dans le parti"

"Souad Razzouk n'avait pas d'autre choix. Sinon, elle est morte politiquement" , commente Youssef Archich, conseiller communal libéral à Bruxelles-Ville. "Si le MR l'avait davantage soutenue pendant la campagne et lui avait donner une plus grande visibilité, elle aurait récolté plus de voix, notamment auprès de la communauté maghrébine", complète-t-il.

Pour lui, les candidats d'origine immigrée ne doivent pas uniquement exister dans le parti en période d'élections : "les candidats d'origine immigrée doivent exister dans le parti et jouir d'une plus grande visibilité dans le bureau du parti, les antennes sociales, etc." "Je dois rencontrer cette semaine des membres du cabinet de Didier Reynders pour en discuter. J'ai encore une petite marge d'espoir mais si mon appel n'est pas entendu, je suis prêt à quitter le parti", assure M. Archich.

Et de conclure, "Lorsque Louis Michel était président du MR, il avait montré une volonté d'ouverture à la population immigrée. J'attends son retour".

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330780

Brèves
Mis en ligne le 08/02/2007

Dans l'article "Je me sens soulagée, dit Souad Razzouk" (LLB 7/2), une erreur s'est malencontreusement glissée. M. Youssef Archich n'est pas, comme cité dans l'article conseiller communal à la Ville de Bruxelles, mais est bien conseiller suppléant. Avec nos plus sincères excuses.


http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=330591

LA JOURNÉE

Mis en ligne le 07/02/2007
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Olivier Maingain quelque peu surpris

le président du FDF Olivier Maingain a déclaré n'avoir perçu aucun indice pouvant laisser présager que la jeune députée Souad Razzouk quitterait le parti. La jeune femme a en effet décidé de siéger comme indépendante (LLB 6/02), car "je ne me retrouve plus dans l'idéologie du parti". Olivier Maingain, attribue, pour sa part, cette décision à du dépit. "Mme Razzouk était placée 5 e sur la liste du Renouveau bruxellois à Bruxelles-Ville. Elle n'a pas récolté les voix qu'elle escomptait (NdlR : Mme Razzouk est première suppléante)". Pour Didier Gosuin, il revient au président du FDF de tenir une réunion franche avec Mme Razzouk afin de définir des perpectives claires de l'avenir de Souad Razzouk au sein du FDF.



http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=1083&art_id=330501


"Les ponts ne sont pas rompus"
St. Bo.

Mis en ligne le 07/02/2007
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Le président du FDF Olivier Maingain s'étonne quelque peu de la décision de Souad Razzouk. Il y voit une décision par dépit.

Aucun indice ne m'a laissé entendre que Souad Razzouk prendrait une telle décision", déclare Olivier Maingain, président du FDF. "Selon moi, elle a pris cette décision par dépit en raison des résultats des élections à Bruxelles-Ville (NdlR : Mme Razzouk est première suppléante)", poursuit-il. Et de commenter, "Mme Razzouk était bien placée sur la liste du renouveau bruxellois. Elle était cinquième. Or, malgré un soutien actif du parti pendant la campagne, elle n'a pas obtenu le résultat qu'elle escomptait. Sans doute est-ce dû à un manque d'engagement personnel".

Alors que la jeune députée reproche au FDF d'"oublier" certaines problématiques, M. Maingain affirme, pour sa part, que "le FDF brasse des sujets très larges qui vont au-delà de l'institutionnel et du communautaire" . "Je ne sais pas s'il s'agit d'un état d'âme passager ou d'une décision définitive. En tous les cas, les ponts ne sont pas rompus avec Souad Razzouk", ajoute-t-il.

Quand à Didier Gosuin, il voit davantage la décision de Mme Razzouk comme liée à un problème interpersonnel. "Il est incontestable qu'il y a avait de l'eau dans le gaz entre Mme Razzouk et M. Maingain. Le problème réside dans une incompatibilité de perceptions, des affronts personnels, et puis le sentiment qu'a eu Mme Razzouk d'être "lâchée" par son président à Bruxelles-Ville alors qu'il avait des contacts", explique M. Gosuin.

Par ailleurs, pour le bourgmestre d'Auderghem, il revient à présent au président du parti de tenir une réunion franche entre les deux protagonistes et de dresser les perspectives claires d'avenir de Souad Razzouk au sein du parti. "Car malgré l'amitié qui me lie à Souad Razzouk, ce n'est pas à moi de "recoller les morceaux"", précise-t-il.

Enfin, au vu de cette dernière actualité, il serait peut-être utile que le FDF s'interroge sur sa manière de travailler avec les jeunes députées car Souad Razzouk n'est pas la première à "claquer la porte" du FDF. En effet, Danielle Caron et Amina Derbaki Sbaï ont toutes deux quitté le FDF pour rejoindre respectivement les rangs du CDH et du PS.


http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2007/02/07/article_politique_olivier_maingain.shtml

Politique Olivier Maingain laisse la porte du FDF ouverte

Razzouk : marre de l'amarante

DUBOIS,FRANCIS

Le Soir mercredi 07 février 2007, 02:49

J eune, jolie, enthousiaste. Souad Razzouk a connu une ascension fulgurante en politique : après avoir récolté 3.522 voix aux législatives de 2003, elle est élue députée régionale en 2004 avec le score plus qu'honorable de 2.478 suffrages sous la bannière du FDF.

Pour les élections communales d'octobre 2006, elle quitte Molenbeek, où elle a exercé la profession d'assistante sociale, pour venir ferrailler à la Ville de Bruxelles, à une bonne 5 e place sur la liste emmenée par Marion Lemesre. Au terme d'une campagne erratique, elle échoue avec 377 voix seulement.


Aujourd'hui, la députée entame un nouveau virage : elle quitte le FDF pour siéger en indépendante. « C'est une décision longuement mûrie, assure-t-elle. Je ne me reconnais plus dans le FDF, qui ne porte aucun débat sociétal hormis les questions institutionnelles liées à la périphérie et à... Woluwe-Saint-Lambert ».

Le président Olivier Maingain apparaît clairement dans le collimateur. « J'ai travaillé avec Didier Gosuin. J'espérais qu'il s'empare de la présidence du parti pour remettre l'accent sur le social, mais il a été obligé de retirer sa candidature »...

« Mal-être personnel »

L'accueil qui lui fut réservé par la section bruxelloise du FDF emmenée par Alain Nimegeers n'est certes pas étranger à la rupture. On se souviendra notamment de ce tract distribué avant les communales, où la photo de la candidate Razzouk n'apparaissait pas sur les prospectus...

« On m'a complètement exclue de la campagne. J'ai été lésée. Mais, tempère la députée rebelle, on ne part pas pour des conflits de personnes ».

Aujourd'hui, Souad Razzouk reprend donc son indépendance. Avant de se tourner vers une autre formation ? « J'aime beaucoup le côté humaniste du CDH, mais il est devenu le CDR, avec un R comme religieux : ils n'ont pas mis l'Eglise de côté, ils ont juste rajouté la mosquée ».

Et vlan ! Le PS, alors ? La question n'est pas à l'ordre du jour, mais « je préfère être à la droite d'un parti de gauche qu'à la gauche d'un parti de droite ».

Le président du FDF Olivier Maingain, lui, met cette défection sur le compte d'un « petit dépit, un mal-être personnel » lié à l'échec électoral à Bruxelles-Ville. « La porte reste ouverte », rassure-t-il. Sur les critiques relatives au domaine social, il répond que « nous préparons le deuxième congrès des réformateurs sociaux pour avril. Rien n'a changé dans notre discours, ni dans notre programme ».


http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/2007/02/14/article_politique_mon_combat_le.shtml

Le Soir, 14/02/2007, page 8: Souad Razzouk passe du FDF au PS

Politique « Mon combat ? Le social »

Souad Razzouk passe du FDF au PS

« J'ai adressé lundi un courrier au président du parlement Eric Tomas pour l'informer de mon adhésion au groupe PS. » Une semaine à peine après avoir claqué la porte du FDF, la députée régionale Souad Razzouk, qui s'était d'abord déterminée à siéger comme indépendante, a trouvé un nouveau refuge pour redonner de l'élan à son engagement politique. « J'avais vraiment envie de réintégrer un groupe. Seule, mon action aurait été limitée. »

Cette conversion soudaine, l'élue bruxelloise la justifie par son intérêt pour les problèmes sociaux, dont elle considère que le Mouvement réformateur fait trop peu de cas. « Je suis assistante sociale de formation. Cela fait un an et demi que je réfléchissais. Depuis que je siège au parlement, il m'est arrivé plusieurs fois de m'abstenir par rapport aux choix du MR. Dès que j'ai appris que Philippe Moureaux était prêt à m'accueillir, je n'ai pas hésité. Je me suis rendu compte que je suis une socialiste qui s'ignore. »

Dès vendredi, Souad Razzouk ira donc s'installer sur les bancs du groupe socialiste lors de la séance plénière du parlement bruxellois. Les manifestations de soutien qu'elle dit avoir reçues de militants du MR n'ont pu infléchir sa décision : « Au MR, ils ne parviennent pas à comprendre que je suis partie pour des raisons idéologiques. »

Après le passage de Danielle Caron du FDF au CDH et celui, en sens opposé, de Carine Vyghen du PS au MR, le jeu de chaises musicales se poursuit sur l'échiquier bruxellois...

FRANCIS DUBOIS

lundi, février 05, 2007

L'affaire de Saint-Nicolas


source de l'image: site http://www.sintniklaaskleurt.be/ (Saint-Nicolas se colorie, campagne commune de Wouter Van Bellingen et Ali Salhi pour les élections communales 2006)

source: Revue de la presse flamande du jeudi 1er février 2007 (Ambassade de France à Bruxelles)

DE MORGEN - Walter Pauli - Comment deviner que Wouter Van Bellingen, échevin de l’état civil à Saint-Nicolas, est noir ? Actif au sein de Spirit, il soutient le nationalisme flamand et pourtant, il était à peine installé dans sa fonction qu’un couple a fait savoir qu’il ne souhaitait pas être uni par lui. Van Bellingen a des racines sud-africaines, d’où son nom, mais le couple n’aime pas sa couleur de peau. Heureusement, le collège des Bourgmestre et échevins tient bon : les mariages passent par lui et le couple qui ne le veut pas n’a qu’à déménager ! C’est donc un cas de racisme évident mais il n’est pas isolé. Le Ministre de l’Intérieur Patrick Dewael a déjà dénoncé un tel racisme primaire dans les stades de football, mais la Ligue ne semble pas vouloir y remédier. Mais quelques kilomètres plus loin que Saint-Nicolas, la "Flandre profonde" applaudit depuis cinq ans l’équipe la plus africaine de l’Europe occidentale. Il n’empêche qu’un petit pourcentage se permet, sans aucune gêne, des attitudes racistes à l’égard desquelles aucune tolérance n’est de mise. On devrait les clouer au pilori. (Page 2)

source: Revue de la presse flamande du vendredi 2 février 2007 (Ambassade de France à Bruxelles)

DE STANDAARD - Guy Tegenbos - Dans les villes et villages flamands, on n’est pas encore habitué à ce qu’un échevin de couleur procède à des mariages. 90% des visiteurs du site internet du Standaard ont pourtant déclaré qu’ils ne voyaient aucun inconvénient à ce qu’un échevin responsable des mariages ne soit pas blanc. Mais une minorité de Flamands y voient encore problème. Est-ce du racisme ? La peur de l’étranger ? L’incompréhension du changement de la société ? Quoi qu’il en soit, c’est inacceptable et le monde politique doit réagir mais aussi les familles, les écoles, les églises, les associations et tous les réseaux. On peut s’étonner du manque de réaction de la société civile à Saint-Nicolas. (Page 20)

HET LAATSTE NIEUWS - Luc Van der Kelen - Ils sont déjà trois couples à avoir refusé, à Saint-Nicolas, le mariage par un échevin de l’état civil noir. Mais ce n’est pas le seul domaine où le racisme s’exprime. On voit aussi dans les hôpitaux des patients refuser d’être soignés par des allochtones. Freddy Willockx, bourgmestre de Saint-Nicolas était étonné ? Alors qu’il sait pertinemment bien que 25% des électeurs de cette ville ont voté pour l’extrême droite ! Il est vrai que le vote et la vie de tous les jours ne vont pas toujours dans la même direction. En plus, de tout temps, n’a-t-on pas vu des parents craindre que leur enfant n’épouse "un nègre" ? Mais maintenant que les allochtones accèdent à des situations comme échevins, députés et bientôt bourgmestres, on est confronté à cette évidence quotidiennement. Faut-il punir ceux qui expriment leur racisme ? C’est dans l’esprit des gens que le problème se situe, ce n’est pas une amende qui les fera changer d’avis. Il faut plutôt éduquer. (Page 2)

http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=329678

La Libre Belgique Mis en ligne le 02/02/2007

Racisme

Trois couples refusent l'échevin noir de l'Etat-civil

aussi scandaleux qu'imbécile : trois couples de Saint-Nicolas Waes ont refusé d'être unis par le nouvel échevin de l'Etat-civil, Wouter Van Bellingen (Spirit) parce que celui-ci est noir ! Le bourgmestre Freddy Willockx (SP.A) a annoncé que son collège ne céderait en aucune manière face à leur refus : "soit, ils ne se marient pas, soit encore, ils déménagent; soit, enfin, ils reviennent sur leur refus". En attendant Wouter Van Bellinghen a déjà reçu des centaines de messages de soutien de Belgique comme de l'étranger. Et il s'efforcera de garder son calme d'autant plus que les manifestations racistes à son encontre sont tristement quotidiennes. Une précision encore : à Saint-Nicolas, un électeur sur 4 a voté pour le Vlaams Belang...



http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/02/01/article_ils_voyaient_leur_mariage_en_tre_blanc_s.shtml

Ils ne veulent pas d'un échevin de couleur

Rédaction en ligne

Au moins trois couples ont déjà refusé de se marier en raison de la couleur de peau de l'échevin noir de Saint-Nicolas. Ce dernier a déjà reçu des centaines de témoignages de soutien en provenance de la Belgique et de l'étranger.

L'information selon laquelle quelques couples ne souhaitent pas qu'il scelle leur union en raison de ses origines africaines a fait réagir bon nombre de concitoyens. "Je suis ému par les nombreuses marques de sympathie", a déclaré l'échevin Van Bellingen. "Depuis ce matin, j'ai reçu des centaines de mails, même d'Allemagne et de France. Des fleurs et des cartes me sont également parvenues. Ma mère et ma femme ont également reçu des témoignages de soutien", a-t-il ajouté.

L'échevin se dit surpris par l'ampleur que prend cette affaire qu'il qualifie de regrettable. Il a encore précisé ne pas être vraiment surpris par la réaction de certains couples sur le point de se marier. "En tant que personne de couleur, j'assiste à ce genre de comportement tous les jours. C'est la réalité en Flandre", a-t-il conclu.

Falk AdSolution

*

Belga

Au moins trois couples ont déjà refusé de se marier à Saint-Nicolas en raison de la couleur de peau de l'échevin de l'Etat civil. C'est ce qu'a indiqué le bourgmestre Freddy Willockx (sp.a). Avant janvier, on savait déjà que Wouter Van Bellingen (Spirit) allait devenir échevin mais il n'était pas encore entré en fonction. M. Van Bellingen est le premier échevin noir de Flandre.

Deux couples qui avaient fixé une date pour le mariage des mois à l'avance auprès d'un fonctionnaire communal ont fait rayer leurs noms de la liste. Le père d'un membre d'un troisième couple a lui-même fait annuler le mariage, parce que la belle-famille, selon lui, ne souhaitait pas que la cérémonie soit célébrée par un échevin noir.

Le bourgmestre Willockx dit être fortement choqué et souligne que l'échevin Van Bellingen est parfaitement intégré

(D'après Belga)


http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=680613

Date: 02/02/2007
Section: INFORMATIONS GENERALES
Sous Section: BELGIQUE
L'échevin est noir : ils refusent de se marier ! Nouvelle Recherche

Selon le Centre pour l'égalité des chances, cette affaire n'est pas un cas isolé

SAINT-NICOLAS Un couple a refusé de se marier à Saint-Nicolas en raison de la couleur de peau de Wouter Van Bellingen, l'échevin de l'État civil qui devait conclure leur union.

Wouter Van Bellingen est le premier échevin noir de Flandre. Avant son installation officielle en tant qu'échevin, un couple s'était déjà présenté à la commune, couple qui refusait que leur union soit officialisée par un échevin noir. Le bourgmestre Freddy Willockx (SP.A) a refusé d'accéder à leur demande et en a été fortement choqué. "C'est un vrai exemple de racisme fondamental. Si cela se produit à nouveau, les personnes pourront avoir une discussion avec l'échevin seul ou le bourgmestre et l'échevin. Mais nous ne reculerons pas d'un millimètre."

"Si des personnes me refusent comme échevin de l'État civil pour leur mariage, il y a trois options : soit elles ne se marient pas, soit elles déménagent, soit elles m'acceptent comme échevin", a pour sa part indiqué Wouter Van Bellingen.

De son côté, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (CECLR) soutient l'échevin Wouter Van Bellingen (Spirit) et le bourgmestre de Saint-Nicolas. "C'est inadmissible que l'on pense avoir droit à un autre échevin uniquement en raison de la couleur de sa peau. On ne peut bien sûr pas obliger les gens à se marier, mais je soutiens la commune qui maintient sa fidélité à l'échevin", a indiqué Jozef De Witte, directeur du CECLR.

Selon le Centre, l'affaire autour de cet échevin de Saint-Nicolas n'est pas un cas isolé. Il a déjà auparavant reçu des plaintes à propos de patients qui, à l'hôpital, refusent de se faire soigner par une infirmière d'origine étrangère ou encore des plaintes à propos d'habitués de café ne souhaitant pas être servis par des personnes de couleur, a fait savoir M. De Witte.

Le CECLR soutient Wouter Van Bellingen, le premier échevin noir de Flandre. (belga)


http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_366854.html?wt.bron=hlnRPArtikels

01/02/07 15h25

Le CECLR soutient l'échevin Van Bellingen

L'échevin Wouter Van Bellingen.
Le Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme (CECLR) soutient l'échevin Wouter Van Bellingen (Spirit) et le bourgmestre de Saint-Nicolas.

Un couple a refusé de se marier dans la commune en raison de la couleur de peau de cet échevin de l'Etat civil. "C'est inadmissible que l'on pense avoir droit à un autre échevin uniquement en raison de la couleur de sa peau. On ne peut bien sûr pas obliger les gens à se marier, mais je soutiens la commune qui maintient sa fidélité à l'échevin", a indiqué Jozef De Witte, directeur du CECLR.

M. De Witte déplore que des couples refusent de se marier sur base de la couleur de peau d'un échevin. "Où allons-nous si demain nous refusons l'achat d'une carte car l'employé de la gare se trouve en chaise roulante? ", s'interroge M. De Witte.

Selon le CECLR, l'affaire autour de cet échevin de Saint-Nicolas n'est pas un cas isolé. Le Centre a déjà auparavant reçu des plaintes à propos de patients qui, à l'hôpital, refusent de se faire soigner par une infirmière d'origine étrangère ou encore des plaintes à propos d'habitués de café ne souhaitant pas être servis par des personnes de couleur", a fait savoir M. De Witte.


http://www.euronews.net/create_html.php?page=detail_info&article=404278&lng=2

01/02
19:26 CET

Belgique
Polémique sur un cas de "racisme fondamental" en Belgique

En Belgique, un couple refuse de se marier car l'adjoint au maire qui doit célébrer la cérémonie est noir. C'est à Saint Nicolas, et Wouter Vam Belligen est le premier homme de couleur à avoir été élu échevin, adjoint au maire, en Flandre après les élections d'octobre.

Il a déclaré que le couple pouvait soit l'accepter comme échevin, soit ne pas se marier, soit déménager. "J'ai reçu beaucoup d'appels téléphoniques et d'e-mails de soutien, explique Vam Belligen, cela m'encourage à continuer mon travail". Le couple en fait avait commencé les démarches administratives mais en découvrant qui allait les marier, il a expliqué au maire qu'ils ne souhaitaient pas l'être par un noir... Un vrai exemple de racisme fondamental, selon le bourgmestre lui-même.

lundi, janvier 08, 2007

Les "minorités ethniques" et les élections en Belgique

Un étudiant m'a envoyé une série de questions auxquelles j'ai répondu hier. Je n'ai pas répondu à toutes, vu leur nombre impressionnant, mais il me semble intéressant de les soumettre aux lecteurs de ce blog, qui auront probablement des commentaires intéressants à apporter.

- Comment définiriez-vous les « minorités ethniques » dans notre contexte Belge ?

Je ne suis pas sûr que le terme "minorités ethniques" corresponde bien à la situation des allochtones en Belgique. Pour le moment, je travaille plutôt sur des questions de représentation de minorités nationales (Turcs de Bulgarie, Hongrois de Roumanie), mais les Turcs d'Allemagne ou les Marocains de la Région bruxelloise ne forment pas vraiment une minorité en tant que telle. Ces questions de désignation sont complexes.

- Comment sont-elles organisées socialement et politiquement ?


Elles ne sont pas organisées en tant que telles, sauf exception: Arméniens et Grecs, et dans une certaine mesure Juifs. C'est-à-dire que la Fédération des Communautés helléniques de Belgique et le Comité des Arméniens de Belgique regroupent chacun tous les partis du pays d'origine ou de la diaspora, ainsi que toutes, ou presque, les associations régionales ou autres. Il y a le CCOJB pour les Juifs francophones et le Forum pour les Juifs néerlandophones, mais dans les deux cas il reste des organisations importantes en-dehors. Il n'y a aucun équivalent pour les Turcs ou les Marocains.

- Quelles sortes d'actions posent-elles politiquement ?

voir supra

- Quelles seraient – d'après vous – les grandes étapes par lesquelles sont passés les minorités ethniques pour la représentation ?

Elles n'ont pas eu d'action en tant que telles, ce sont les individus qui se sont portés candidats, spontanément ou sur sollicitation des partis.

- La question principale : Pourquoi certaines minorités ethniques sont-elles plus représentées que d'autres ?

Il y a plus d'individus de telle ou telle origine qui détiennent des mandats politiques, ce ne sont pas des collectivités qui sont représentées.

- Le fait d'être plus nombreux joue-t-il sur le point de la représentation ?

voir supra

- Comment expliquer le peu d'intérêt porté par les allochtones pour les CCCI (conseils consultatifs communaux des immigrés) apparus à la fin des années soixante ?

Il faut voir quel était le statut de séjour des étrangers à l'époque, on pouvait leur enlever leur carte de séjour assez facilement. Par ailleurs, la Sûreté de l'Etat les surveillait, ainsi que les services secrets de leurs pays d'origine, et dans de nombreux cas ils n'étaient pas démocratiques, Espagne franquiste, Portugal salazariste, Grèce des Colonels, Turquie des généraux, Maroc de Hassan II. Et les partis ne s'intéressaient pas encore à eux, ils ne l'ont fait qu'à partir de la fin des années 1990, quand ils ont représenté un enjeu électoral.

- Pourquoi les non européens (turcs, marocains) s'engagent-ils plus que les européens (français, espagnols, italiens) en général ?

Je ne peux parler que de Bruxelles, que je connais mieux. Il n'y a quasiment plus, à ma connaissance, de "travailleurs immigrés" dans les sections des partis des pays d'origine, ils ont été remplacés par des "eurocrates" et autres expatriés tournant autour des institutions européennes. c'était déjà le cas à la section du PS français quand j'en était membre en 1984, mais au PSOE espagnol et au PDS italien ça a suivi dans les années 1990. Il y a aussi des cadres politiques des partis et organisations d'Européens qui étaient actifs dans les années 1960-1980, et qui tout simplement sont morts, retournés au pays ou ont pris leur retraite, et il n'y a pas eu de relève. A ma connaissance, il n'y a pas tant que ça de Marocains et de Turcs dans les organisations politiques, il y a un certain nombre de candidats, c'est visible, mais au total ça ne concerne pas des centaines de personnes non plus.

- On observe que proportionnellement les allochtones votent peu, comment expliqueriez-vous cela ?

Je n'ai pas connaissance de telles observations, il y a juste des chiffres pour l'inscription des résidents étrangers sur les listes électorales, mais pas sur les belges allochtones. Une des hypothèses est d'ailleurs que ceux qui étaient vraiment mordus par la politique ont pris la nationalité belge.

- Pourquoi y a-t-il plus de Marocains que de Turcs élus ? Est-ce une situation spécifique à Bruxelles ou non ?

Les Turcs sont surtout regroupés à Schaerbeek et à Saint-Josse, et dans une moindre mesure à Laeken (qui fait partie de Bruxelles-Ville) et à Anderlecht. Les Marocains sont présents dans plus de communes, y compris dans la périphérie (Brabant flamand), ça leur donne donc la possibilité d'avoir un ou plusieurs élus dans quasiment toutes les communes, notamment parce que des électeurs de même origine votent pour eux.

- Pensez-vous que les candidats aux élections d'origine étrangère ont-ils une façon de faire compagne spécifique ?

Oui, même s'ils prétendent le contraire quand des journalistes ou des chercheurs leur posent la question.

- Gardent-ils en général des liens avec 'leur communauté' ?

Pas toujours autant qu'on pourrait le croire, c'est surtout en période électorale. Mais chaque élu a sa spécificité.

- Pensez-vous que les tensions à l'intérieur du parti avec les autres élus sont fréquentes ?

Je n'en ai pas l'impression, il y a notamment un phénomène de double discours et de double attitude motivé par le contrôle social de part et d'autre. Avec des camarades du PS, ou parfois en privé, certains vont boire ostensiblement une bière ou un verre de vin pour "prouver" qu'ils sont "bien intégrés", et dans des fêtes où il y a d'autres Marocains, ils vont faire attention à ne boire que des boissons non alcoolisées ou boire du vin dans une tasse pour "camoufler". Idem pour certains des élus turcs. Parallèlement, le discours n'est pas toujours identique avec tel ou tel interlocuteur sur des sujets comme l'euthanasie, le mariage ouvert aux couples gays etc. Mais, au PS surtout, il y a des intérêts financiers (mandats rémunéré, emplois) tels que les élus allochtones tentés de "ruer dans les brancards" restent calmes. Il y a d'ailleurs des exemples pour montrer ce qui arrive aux méchants: soit ils ne reçoivent pas de boulot, soit on ne les reprend plus sur la liste, ou si on les reprend on ne leur donne rien après les élections. Mais ça arrive rarement.

- Les élus d'origine étrangère sont-ils présents dans un parti plus que dans un autre ? Et si oui, pourquoi ?

Le PS est dominant côté francophone, il a donc plus de mandats électifs et dérivés, il a aussi plus de membres que les autres partis. Ceci explique cela.

mardi, décembre 12, 2006

Christian Ngongang Ouandji, premier échevin belge d'origine camerounais

Ironiquement, j'ai appris l'élection de ce "premier échevin noir en province du Luxembourg" via la rubrique bimensuelle de Guido Fonteyn (grand journaliste flamand établi en Wallonie) dans le quotidien flamand De Morgen, titrée hier "Délivrez-nous de Michel Daerden", où il évoque ces nouveaux mandataires wallons (dont certains immigrés... flamands récents) dont "les profils diffèrent bien considérablement de ce qu'on appellera pour plus de commodité le profil Michel Daerden", le "demi-fou, demi-saoûl, demi-dérangé Daerden", "huileux ministre régional wallon et maître absolu d'Ans, où son fils a pu lui succéder comme bourgmestre".

Et c'est vrai que, jusqu'ici, aucun élu allochtone n'a encore réussi à atteindre le niveau de ridicule, de mauvais goût et d'ivrognerie d'un Daerden ou de feu "Dikke Mich" Demaret, ci-devant bourgmestre PSC de Bruxelles dont le procès posthume (de ses complices) avait lieu ces jours-ci, ou de son prédécesseur feu Hervé "Bourbon" Brouhon, lui aussi bourgmestre (PS) de Bruxelles.

De même qu'aucun élu allochtone, toujours jusqu'ici, n'a contribué physiquement à créer une section d'entreprise de son parti dans l'une ou l'autre prison du pays pendant son mandat, même les deux seuls élus belges (à ma connaisance) à avoir tâté de la prison pendant leur mandat pour trafic de stupéfiants sont deux "autochtones", dont un du Vlaams Blok.

Si je compte bien, Christian Ngongang Ouandji devient chronologiquement le septième échevin noir/d'origine subsaharienne de Belgique après:

Pierre-Yves Lambert

rétroactes
Belgique - Candidats d'origine camerounaise aux élections communales
Echevins d'origine non-européenne en Belgique (1994-2006)
Echevins d'origine non-européenne en Belgique (2006-2012)



La Meuse (éd. province du Luxembourg) jeudi 07 décembre 2006, 09:53

« Ma couleur de peau n'a pas joué »

Il est le 1er échevin aux origines africaines de la province

N.HN

A Marche, le nouveau visage de la culture se nomme Christian Ngongang. Portrait.

« Je ne conçois pas de vivre quelque part sans m'y impliquer un minimum. J'ai toujours adoré la politique. Me présenter aux élections, c'était un devoir pour moi. J'avais vraiment envie de participer à la gestion de la commune ».

Christian Ngongang est le nouvel échevin de la culture à Marche. Ce chirurgien s'est installé dans la région il y a maintenant quatre ans.

« Je ne pensais pas obtenir un nombre de suffrages aussi élevé. Il faut, en effet, remettre les choses dans leur contexte. Je ne suis pas né à Marche. Je ne suis pas là depuis longtemps... J'espérais juste obtenir suffisamment de voix pour être conseiller ».

Le soir du 8 octobre, les résultats dépassent ses espérances. Christian Ngongang obtient 1.016 voix. Le sixième score en la matière sur la liste cdH. « Je suis noir. Beaucoup peuvent avoir des a priori négatifs. À ma grande surprise, ma couleur de peau n'a pas pesé dans la balance. Les Marchois m'ont directement fait confiance. Je les en remercie vivement ».

La culture et la jeunesse, des passions? « Des envies, plutôt. Cette proposition d'échevinat tombe bien. Elle correspond à mon programme électoral. Si j'étais élu, j'avais en effet émis le souhait de développer la promotion du sport chez les jeunes, le soutien aux plus défavorisés... »

Quelles spécificités a-t-il envie d'apporter à son échevinat? « On ne change pas une équipe qui gagne. La culture est déjà bien développée à Marche. Dans un premier temps, je vais découvrir les projets mis en route par mon prédécesseur, Philippe Hanin. J'ai en outre constaté que beaucoup de Marchois sont avides de découvrir une autre culture. Et comme je connais plutôt bien la culture africaine, certains projets pourraient être menés dans cette voie. J'aimerais aussi faire mieux connaître Marche partout en Belgique ».

Le futur échevin pense-t-il pouvoir concilier ses activités médicales et son mandat politique? « Quand j'ai été élu, j'ai reçu de nombreux coups de fil inquiets. J'ai accepté ce mandat en connaissance de cause. J'ai en effet décidé de me libérer du temps. Je continuerai mes activités à l'hôpital de Marche. Mais dès janvier, je ne me rendrai plus à Bruxelles où j'opérais un jour/semaine et où j'avais encore une après-midi de consultation ».


http://www.lecdh-marche.be/candidats.php

11. CHRISTIAN NGONGANG

Docteur en médecine, chirurgien digestif et général.

Rue V . Libert. 7c bte 22
6900 MARCHE


Je connais pas mal de patients de ce brillant chirurgien de notre hôpital qui m'ont dit qu'ils avaient ressenti en lui une présence réellement amicale et donc fort rassurante. Christian n'a pas voulu travailler dans une clinique universitaire : il aime le côté familial de l'IFAC, il aime Marche, il aime son club de basket, … Bref, un Grand format et comme tous les Grands, Christian est d'une simplicité charmante et authentique.


http://www.cameroon-info.net/cmi_show_news.php?id=18149&cid=756

BRUXELLES - 23 OCT. 2006
© Cameroon-Info.Net

Dr Christian NGONGANG OUANDJI, Chirurgien

Echevin de Sport et de la Culture... à Marche-en-Famenne.

E-Mail: drnoc5@yahoo.fr

- Chirurgien, Marié, Il s'était présenté sur la Liste CDH (Centre Démocrate Humaniste) à Marche-en-Famenne en 11ème position.

Il a obtenu 1016 voix et se trouve en 6ème position sur une liste de 25 personnes. Soit un score d'environ 10% sur une polulation de 12042 habitants. Son parti, le CDH, a obtenu la majorité absolue, soit 55.7%.

Mr Ngongang se voit donc confier le siège d'Echevin (Adjoint au maire) en charge du Sport et de la Culture. Ce qui semble lui convenir. Lui qui pense ainsi aider encore plus la population de Marche-en-Famenne, et les jeunes en particulier, en adéquation avec le plan qu'il a exposé lors de sa campagne.

vendredi, décembre 08, 2006

Candidats et élus d'origine non-européenne à Liège

[© Pierre-Yves Lambert - Reproduction autorisée avec mention obligatoire de la source: "statistiques réalisées par Pierre-Yves Lambert, chercheur indépendant, pour le site Suffrage Universel www.suffrage-universel.be , 08/12/2006"]

Conseil communal

49 sièges


1994

0 élu d'origine non-européenne

2000[1]

candidats d'origine non-européenne[2]

place sur la liste

voix de préférence

place en voix

résultat

CHAMAS Fouad (PS)

38

1.377

8

élu

SHABAN Fatima (PS)

26

1.173

12

élue

BARKAT Messaouda (Ecolo)

3

785

8

élu

AYDOGDU Mehmet (PS)

35

738

22

sup.5

LAHMOUZI Jamila (PSC)

14

677

14

sup.5

LE Huu Dao (PSC)

30

477

20

sup.10

OUHADID Ibrahim (Ecolo)

40

454

18

sup.11

MOLISHO-ZOBELA MUZIGWA Rose (PS)

45

437

40

sup.21

KABORE Maxime (PSC)

21

370

25

sup.15

AGANDA OMOKAMBA Joseph (Ecolo)

28

333

35

sup.28

TAMIR Abdelkrim (PSC)

27

267

37

sup.27

MASANGI José (PRLMCC)

27

213

33

sup.22

EL MEKEDDEN Touria (PSC)

45

191

42

sup.32

MAZOUZ Taoufik (PSC)

34

184

46

sup.36

  • PS: 20 élus dont 1 d'origine libanaise (Fouad CHAMAS), 1 d'origine palestinienne (Fatima SHABAN)
  • PRL-MCC: 11 sièges dont 0 d'origine non-européenne
  • PSC: 10 sièges dont 0 d'origine non-européenne
  • Ecolo: 8 sièges dont 1 d'origine algérienne (Messaouda BARKAT)

En cours de mandat, Messaouda BARKAT est passée au PS, et n'a pas été réélue en 2006.

2006

candidats d'origine non-européenne[3]

place sur la liste

voix de préférence

place en voix

résultat

CHAMAS Fouad (PS)

34

2.125

4

élu

BOUSETTA Hassan (PS)

27

1.763

8

élu

BOUGNOUCH Mohammed (PS)

33

1.439

12

élu

SHABAN Fatima (PS)

11

1.245

15

élue

AYDOGDU Mehmet (PS)

40

1.231

16

élu

LAHMOUZI Jamila (CDH)

2

837

10

sup.3

MEZIANI Yamina (Ecolo)

3

672

9

sup.3

OMARI MWAYUMA Marie-Jeanne (PS)

28

655

33

sup.12

BARKAT Messaouda (PS)

22

634

34

sup.13

POURHASHEMI RAHIMI Zahra (MR)

6

560

15

sup.1

YAHYAOUI Yahya (Ecolo)

8

537

14

sup.8

LE Huu Dao (CDH)

43

515

19

sup.12

YE Suh Han (MR)

24

452

20

sup.6

BOUSHABA Sabah (CDH)

11

402

24

sup.17

BILGINER Céline (MR)

42

366

27

sup.13

KABORE Maxime (CDH)

22

353

28

sup.21

KHMIRI Mohamed (MR)

19

347

28

sup.14

MISIRLI Ayla (MR)

18

337

29

sup.15

KOUFIKISA Sylvie (MR)

28

294

37

sup.23

M'BUYI-DIMATA Georges (MR)

23

274

40

sup.26

SENDWE Dunia (CDH)

18

269

35

sup.28

KAMANDJI BIN OLELA Dieudonné (MR)

43

184

49

sup.35

DIBO Clarisse (CDH)

30

163

48

sup.41

· PS: 21 élus dont 2 d'origine marocaine (Hassan BOUSETTA et Mohammed BOUGNOUCH, nouveaux élus), 1 d'origine libanaise (Fouad CHAMAS, élu sortant), 1 d'origine palestinienne (Fatima SHABAN, élue sortante), 1 d'origine turque (Mehmet AYDOGDU, nouvel élu)

· MR: 14 sièges dont 0 d'origine non-européenne (la première suppléante, Zahra POURHASHEMI RAHIMI, est d'origine iranienne)

· CDH: 7 sièges dont 0 d'origine non-européenne

· Ecolo: 6 sièges dont 0 d'origine non-européenne

Collège communal

2006

11 membres: bourgmestre PS, président du CPAS PS, 6 échevins PS, 3 échevins CDH)

  • Fouad CHAMAS, PS, d'origine libanaise, échevin (Jeunesse, Sports); médecin, déjà conseiller communal depuis 2000

Informations sur les élus communaux de 2006

source: site de la Ville de Liège, accédé le 08/12/2006

M. Mehmet AYDOGDU

Conseiller communal

PS (Parti socialiste)

Contact privé :

Adresse : Degrés des Tisserands, 7 à 4000 Liège

Téléphone : 04 226 31 55

GSM : 0486 62 52 63

Fax : 04 226 31 55

Courriel : aydogdumehmet@skynet.be


Contact professionnel :

Courriel : maelection2006@yahoo.fr

Activités (et / ou parcours) professionnelles :

· Artiste platicien, philosophe

· Nombreuses expositions internationales

· 2006 : Mamac, salle Saint-Georges, Liège

· 2005 : Frankfurt Halle Expo, Frankfurt, Allemagne

· 2005 : D. Resim ve Heykel Müsesi, Ankara, Turquie

· 2004 : Parlement européen, Bruxelles

· 2003 : TACK, Sarajevo, Bosnie i Hercegovine

· Etudes primaires à Karaman en Turquie

· Etudes secondaires : Athénée Royal de Montegnée et Lycée d’Etat d’Alleur

· Etudes artistiques : Académie Royale des Beaux-Arts, Liège et Institut Supérieur des Beaux-Arts, Saint-Luc, Liège


Autres activités :

· Président fondatur de ART-IL – Cercle des Philosophies et des Arts, Bruxelles

· Vice-Président du Football Club ATLAS, Liège

· Membre d'associations internationales d'Artistes et/ou Ecrivains : UPDS UNESCO, Paris/Istanbul; AED Ex-libris, Ankara/Barcelona/Toronto; NICC, Antwerpen; SIGNUM, Paris; AWAA, Ohio, USA; CCT, Liège/Bodrum/Sarajevo

· Membre de Coordination ZIP/QI, Sainte-Marguerite depuis 1996 (ZIP-QI : Zone d'Initiatives prioritaires-Quartier d'Initiatives)

· Assemblée générale du CRIPEL (Intégration des personnes étrangères ou d'origine étrangère) depuis 2000

· Comité de rédaction de MRAX-Info (2004) (Mouvement contre le RAcisme et la Xénophobie)


Renseignements personnels (date de naissance, situation familiale, hobbies) :

· Né le 05/05/1958 à Karaman en Turquie

· Vit et travaille à Liège depuis 1971

· Marié avec Jeanne Elisabeth Thérèse Dorren, papa de Filiz et Selim



M. Mohammed BOUGNOUCH

Conseiller communal

PS (Parti socialiste)

Contact privé :

Adresse : rue Fond Pirette, 115 à 4000 Liège

Téléphone : 04 226 97 17

GSM : 0478 62 40 64

Courriel : bougnouchmohammed@hotmail.com

Activités (et / ou parcours) professionnelles :

· Chimiste à Cockerill et Arcelor

· Délégué sécurité pendant 12 ans

· Délégué Setca pendant 18 ans

· Actuellement, contrôleur aux comptes pour le Setca FGTB


Autres activités :

· Membre fondateur de l’asbl pour la culture marocaine en 1983

· Administrateur de l’asbl 1001 notes

· Membre de l’interprofessionnelle des pensionnés et prépensionnés et de l’interrégionale de la FGTB


Renseignements personnels (date de naissance, situation familiale, hobbies) :

· Né le 18 novembre 1951 à Taza (Maroc)

· Langues parlées et écrites : Français, arabe (bon niveau)

· Marié à une Belge, 2 fils (22 et 18 ans, en 2006)

· L’aîné vient de terminer son graduat en communication , le plus jeune est en 1re candidature (sciences économiques) aux HEC

· Je suis à l’écoute des autres et n’hésite pas à porter de l’aide suivant mes possibilités à tous ceux et celles qui le demandent, je bénéficie d’un contact très facile avec tous les citoyens de toutes nationalités.

· Hobbies : Domaine associatif et culturel, voyages

M. Hassan BOUSETTA

Conseiller communal

PS (Parti socialiste)

Contact privé :

Adresse : Rue du Stade, 87 à 4000 Liège (Rocourt)

GSM : 0473 74 12 30

Courriel : hassan.bousetta@skynet.be

Web : www.bousetta.be


Contact professionnel :

Adresse : ULg, bd du Rectorat, 7 - Bât. 31 à 4000 Liège

Activités (et / ou parcours) professionnelles :

· Chercheur qualifié au Fonds National de la Recherche Scientifique

· Maître de Conférences à l'Université de Liège, spécialiste des questions liées à la géopolitique du Maghreb, aux migrations et à l'intégration

· Docteur en Sciences politiques et sociales

· Licencié spécial en gestion des problématiques des pays en voie de développement

· Licencié en Sciences politiques et administration publique


Autres activités :

· Militant associatif dans le secteur interculturel, de la solidarité internationale et de la coopération au développement


Renseignements personnels (date de naissance, situation familiale, hobbies) :

· Né le 13 juillet 1970 à Hasselt

· Divorcé. Vit en famille recomposée avec 3 enfants

· En date du 01/12/2006, père d'une petite fille de 5 ans

· Volley-ball

· Passionné du Tour de France et du tourisme en France (de préférence en famille)

M. Fouad CHAMAS

Echevin de la Jeunesse et des Sports

PS (Parti socialiste)

Contact privé :

Adresse : Rue de Beyne, 325 à 4020 Liège (Jupille)

Web : fouadchamas.keo.in


Contact professionnel :

Adresse : Echevinat, rue Mère-Dieu, 11 à 4000 Liège

Téléphone : 04 223 18 93

Fax : 04 223 70 85

Courriel : echevin.chamas@liege.be

Activités (et / ou parcours) professionnelles :

· Docteur diplômé de la Faculté de Médecine de l'Université de Liège

· Maître de stages de Médecine générale auprès de l'Université de Liège et du Ministère fédéral de la Santé publique

· Trilingue : français - arabe - anglais


Autres activités :

· Ci-après, mandats (2000-2006) liés à sa première élection comme Conseiller communal

· Administrateur de l'I.P.A.L. (Intercommunale des Personnes Agées de Liège et Environs), du C.H.R. (Centre Hospitalier Régional de la Citadelle), du Foyer culturel de Jupille, de la Société Atlas (reconversion des logements sociaux à Bressoux-Droixhe) et du Centre culturel arabe de Liège

· Président du Collège des Commissaires de l'Intercommunale des Abattoirs publics de Liège et de Waremme

· Président de la Commission de l'Etat civil et de la Population du Conseil communal et membre d'autres commissions dont celle des services du Bourgmestre


Renseignements personnels (date de naissance, situation familiale, hobbies) :

· Né le 11 août 1955 à Baalbek (Liban)

· Marié, cinq enfants : Milia, Line, Dina, Rani et Dalia

Mme Fatima SHABAN

Conseillère communale

PS (Parti socialiste)

Contact privé :

Adresse : Rue du Biez, 51 à 4031 Liège (Angleur)

Téléphone : 04 342 09 86

GSM : 0476 42 67 51

Courriel : fatima.shaban@skynet.be


Contact professionnel :

Adresse : Boulevard Emile de Laveleye, 233 à 4000 Liège

Téléphone : 04 342 24 22

Courriel : fshaban.fps@fmssliege.be

Activités (et / ou parcours) professionnelles :

· Animatrice interculturelle – Responsable de l’association NEJMA


Autres activités :

· Conseillère Communale à Liège (élue en 2000 et 2006)

· Membre du Comité de l’USC d’Angleur, du Comité Central du PS de Liège, de l’Exécutif de la Fédération Liégeoise du PS et du Bureau National du PS

· Administratrice d’Intercommunales liégeoises

· Présidente du Centre Régional pour l’Intégration des Personnes d'origine Etrangère de Liège (CRIPEL)

· Membre suppléante du CA du Centre pour l’Egalité des Chances

· Administratrice de la Maison de la Laïcité d’Angleur et de l’Association Culturelle et Sportive d’Angleur


Renseignements personnels (date de naissance, situation familiale, hobbies) :

· Née le le 17 mars 1965, à Naharya (Israël)

· Belge

· Mariée

· 3 enfants



[1] source des données brutes:
2000 site de la province de Liège http://www.prov-liege.be/elections/liege.htm
2006: site officiel régional http://elections.belbone.be/rw/fr/local_wallonia/home.html

[2] sur les listes ayant obtenu au moins un élu

[3] sur les listes ayant obtenu au moins un élu